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EN BREF
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Face aux aléas climatiques de plus en plus fréquents, la nécessité d’assurer des récoltes stables devient cruciale pour les agriculteurs. La réponse pourrait bien résider dans la génétique des cultures. En optimisant les variétés de céréales pour qu’elles s’adaptent aux conditions environnementales changeantes, il est possible de réduire les impacts des sécheresses, des excès d’eau et des températures extrêmes. Des projets de recherche, comme ceux menés par Arvalis et ses partenaires, explorent le potentiel de la plasticité variétale pour améliorer la résilience des grandes cultures face aux défis climatiques.

Plasticité variétale : un atout face aux aléas climatiques
La plasticité variétale constitue un enjeu majeur pour la sécurisation des grandes cultures dans un contexte climatique de plus en plus incertain. Lors des Journées de l’innovation organisées par Arvalis, Bastien Chopineau a évoqué l’importance d’identifier des variétés capables de s’adapter aux extrêmes climatiques, comme les sécheresses ou les excès d’eau. Par exemple, certaines variétés de blé montrent une capacité à compenser une faible densité d’épis, ce qui peut être crucial dans des conditions où la perte de pieds est fréquente.
Le projet Plastix, mené par une collaboration entre plusieurs organismes, a mis en évidence que certaines variétés réussissent mieux à augmenter le nombre de grains par épi, même lorsque la densité d’épis diminue de manière significative. De plus, le maintien d’une surface verte pendant le cycle de croissance est un autre critère essentiel. Les recherches indiquent qu’un bon stay green peut améliorer le rendement, surtout en cas de stress hydrique. En parallèle, des travaux sur le maïs révèlent des progrès génétiques notables dans la productivité, même en période de stress, mais soulignent un manque de caractères adaptatifs spécifiquement sélectionnés, ce qui appelle à une meilleure caractérisation des besoins environnementaux de ces variétés. Ces éléments illustrent comment la sélection variétale répond à l’évolution climatique, en proposant des solutions pour faire face aux défis agronomiques contemporains.

La plasticité variétale face aux aléas climatiques
Dans un contexte où les changements climatiques exacerbent les situations de sécheresse et d’excès d’eau, le concept de plasticité variétale apparaît comme un facteur déterminant pour la sécurité des grandes cultures. Selon les analyses menées par des chercheurs lors des Journées de l’innovation organisées par Arvalis, certaines variétés de blé se distinguent par leur capacité à compenser une faible densité d’épis. Par exemple, les recherches menées sur le projet Plastix ont démontré que dans des situations de stress hydrique, certaines variétés réussissent à accroître le nombre de grains par épi, s’adaptant ainsi mieux à un environnement hostile. Cette capacité d’adaptation en période de montaison peut s’avérer cruciale pour les agriculteurs, leur permettant d’obtenir des rendements plus stables, même en cas de conditions défavorables. En outre, la dynamique de sénescence en fin de cycle est également influencée par la capacité des feuilles à rester vertes, révélant des différences significatives entre variétés. Un projet similaire, Phedre, a souligné l’importance du maintien de la surface verte pour garantir la photosynthèse, un élément clé pour le rendement des cultures.
Par ailleurs, le domaine du maïs présente une réalité différente. Bien qu’un progrès génétique soit constaté malgré des conditions de stress hydrique, les caractères adaptatifs n’ont pas été suffisamment intégrés à la sélection variétale. Cela soulève une question essentielle : comment les variétés peuvent-elles s’ajuster aux différents scénarios environnementaux sans compromettre leur productivité ? Les chercheurs soulignent la nécessité d’une caractérisation précise de ces caractères adaptatifs pour mieux comprendre leur influence dans des contextes variés, rendant ainsi la recherche sur le maïs encore plus cruciale pour l’avenir des cultures. Les technologies de phénotypage haut débit représentent une opportunité dorée pour accélérer cette sélection, permettant une adaptation proactive face aux défis climatiques à venir.

Adaptation des cultures aux aléas climatiques
Vers une plasticité variétale pour une agriculture durable
Avec les changements climatiques et l’instabilité croissante des conditions météorologiques, l’adaptation des cultures devient une priorité pour les agriculteurs. La plasticité variétale, c’est-à-dire la capacité des variétés de s’ajuster à des conditions environnementales variables, apparaît comme un levier essentiel pour assurer la sécurité des grandes cultures. En effet, des travaux réalisés lors des Journées de l’innovation ont démontré que certaines variétés de blé sont capables de compenser une faible densité d’épis en cas de régénération après des périodes de sécheresse ou d’excès d’eau.
À titre d’exemple, le projet Plastix a mis en évidence que certaines variétés de céréales réagissent différemment aux réductions de densité d’épis, ce qui peut avoir un impact considérable pour agriculteurs exploitant des terrains sensibles. Les essais menés en région visent à mieux caractériser la plasticité des variétés afin de s’adapter aux contextes climatiques variés.
- Évaluations des caractéristiques variétales pour maximiser les rendements malgré les conditions adverses.
- Intérêt croissant pour le maintien de la surface verte des plantes en période de stress hydrique, favorisant ainsi l’activité photosynthétique.
- Progrès en sélection de variétés de maïs qui, tout en améliorant le rendement, doivent encore développer des caractères adaptatifs pour résister à des conditions variées.
- Utilisation de technologies de phénotypage haut débit pour une sélection plus précise des variétés adaptées aux changements climatiques.
Ces initiatives témoignent de l’importance de la recherche en agronomie et de l’innovation pour faire face aux défis croissants que posent les aléas climatiques. La voie vers une agriculture plus résiliente passe par une meilleure compréhension et l’application de la science pour augmenter l’efficacité des cultures.
Les enjeux de la plasticité variétale face aux aléas climatiques
Dans un contexte de climat instable, les réponses des différentes variétés de plantes aux défis tels que les excès d’eau et les sècheresses sont primordiales. Les interventions menées par des projets comme Plastix et Phedre soulignent l’importance de la capacité de compensation des variétés, notamment pour les graminées comme le blé. Bastien Chopineau a démontré que certaines variétés pouvaient compenser une faible densité d’épis en augmentant le nombre de grains par épi, ce qui pourrait faire la différence dans des sols à risque hydrique.
Par ailleurs, le maintien de la surface verte des feuilles est un critère crucial identifié dans le cadre du projet Phedre, car il est directement lié au rendement des cultures en conditions pluviales ou irriguées. Malheureusement, malgré les avancées dans le domaine du maïs grâce au projet Amaizing, les caractères adaptatifs ne sont pas encore suffisamment intégrés dans la sélection génétique, qui pourrait pourtant permettre une meilleure réponse aux stress abiotiques.
Ces résultats mettent en lumière que même si le progrès génétique est en marche, il reste crucial de mieux cerner les réponses variétales aux différentes conditions environnementales afin de maximiser la production dans des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles. Les technologies de phénotypage haut débit apparaissent comme des outils prometteurs pour affiner cette sélection.

Les aléas climatiques, tels que les excès d’eau et les sécheresses, impactent considérablement les grandes cultures. La plasticité variétale se révèle être une solution clé pour faire face à ces défis, permettant à certaines variétés de blé de compenser la faible densité d’épis. Le projet Plastix a démontré que les variétés plastiques peuvent se révéler plus résistantes, sans nécessité de viser des densités d’épis élevées.
En plus, le maintien de la surfacique verte tout au long du cycle de vie des cultures, étudié dans le projet Phedre, montre qu’il existe des variétés capables de conserver cette surface même lors de conditions de stress. Cela est crucial pour l’optimisation de la photosynthèse et, par conséquent, des rendements.
Concernant le maïs, bien que des progrès aient été réalisés concernant le rendement et la tolérance au stress hydrique, le manque de caractères adaptatifs représente encore un défi pour l’avenir. L’identification et la sélection de ces caractères nécessitent une approche fine, avec l’utilisation de technologies avancées de phénotypage pour mieux répondre aux besoins des agriculteurs. Ainsi, l’interaction entre génétique et environnement demeure un axe de recherche crucial pour garantir la stabilité des récoltes face à un climat de plus en plus incertain.
