Pendant que nous nous focalisons sur Trump, les politiques contre le climat et la biodiversité s’accélèrent dans le monde ! Etat des lieux d’une hypocrisie généralisée

Gare à l’arbre qui cache la forêt… Depuis l’annonce de la sortie de l’accord de Paris par Trump, l’attention se porte sur les Etats-Unis et les promesses des Etats du monde de redoubler d’effort en contrepartie. Un bel effet de communication pour ces derniers, et qui ne remet pas en cause la politique destructrice du vivant au nom de la croissance.

Au vu de la nature des politiques mises en place dans nombre de pays, il est aussi fort à douter de l’honnêteté des politiciens sur leur volonté de respecter l’objectif des +2°C. La nécessité de faire plaisir aux lobbys et multinationales, l’impossibilité pour eux de se faire élire si une politique drastique de réduction des émissions de gaz à effet de serre était prônée et mise en place, leur idéologie de la croissance et du progrès technologique et économique qui résoudrait tous les problèmes actuels, etc… Tous ces facteurs nous amènent droit dans le mur si nous croyons encore en leurs discours (Trump n’est que la version « débile » d’une classe dirigeante similaire dans ses idées…).

Or pour rappel : « En effet, selon les études sur le sujet, pour avoir deux chances sur trois de rester sous les 2°C, il nous reste environ 20 ans devant nous avant de stopper totalement nos émissions de CO2. Si l’on veut avoir les mêmes chances de rester sous les 1,5°C, il ne nous reste… que 6 ans.

accord cop21

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/12/accord-cop21-rechauffement-15-possible_n_8793184.html 

D’autres articles montrant le décalage entre les belles promesses à propos de l’accord de Paris et la réalité :

https://theconversation.com/a-lapproche-de-son-30-anniversaire-le-giec-face-a-un-triple-defi-78724

https://www.notre-planete.info/actualites/4390-COP21-accord-climat-Paris

Le pic des émissions de CO2 doit intervenir au plus tard en 2020

Au vu des émissions actuelles de GES : CO2, méthane, Protoxyde d’azote, etc… il faudra un changement radical de société pour parvenir en émissions neutres puis négatives, mais Etats et multinationales ne veulent en aucun cas de ce changement radical… Source : http://dr-petrole-mr-carbone.com/co2-emissions-2015-en-baisse-en-chine-aux-etats-unis-au-japon-en-russie-en-hausse-en-europe/

De plus, aux alentours de 2050, après la fin des émissions de gaz à effet de serre, nous devrons passer en émissions négatives. C’est à dire que l’atmosphère devra perdre plus de CO2, méthane et autres gaz à effet de serre qu’elle n’en reçoit ! Or, les technologies proposées pour cela demandent également énormément d’énergie, de métaux et ne sont pas du tout fiable et sans risque (une véritable fuite en avant…):

https://www.bastamag.net/Geo-ingenierie-scientifiques

N.B : à ce propos Trump a récemment annoncé qu’il pourrait changer d’avis sur l’accord de Paris (Macron s’en glorifiant…), or cette fausse décision (puisque Trump s’est ravisé) serait motivé par la possibilité de continuer à polluer tout en utilisant des techniques de refroidissement du climat (géo-ingénierie), cf cet article :

https://www.theguardian.com/environment/true-north/2017/mar/27/trump-presidency-opens-door-to-planet-hacking-geoengineer-experiments

De même la destruction des écosystèmes permettant le stockage naturel de CO2 s’accélère grandement (l’urgence pour le climat passe en premier plan, tandis que la dégradation des écosystèmes est pourtant tout autant une urgence et est également un allié irremplaçable pour permettre de lutter contre le réchauffement climatique !). L’accord de Paris impose que d’ici 2050 les écosystèmes devront stocker autant de GES qu’ils en émettent, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et ce qui sera encore moins le cas si nous persistons à les exploiter (parfois même au nom de la transition énergétique, tel qu’à cause du développement exponentiel de la filière bois-énergie) ! :

https://www.notre-planete.info/environnement/deforestation.php

https://www.ocean-climate.org/?p=3844

Emissions « négatives » obligatoire autour de 2050 si nous souhaitons rester sous les +2°c de réchauffement en 2100, en sachant que les modélisations du GIEC sont jugés conservatrices par une majorité de climatologues (fonctionnement même du GIEC où le consensus est obligatoire et où les boucles de rétroaction positives, tel que la fonte du permafrost libérant massivement du méthane, ne sont pas pris en compte du fait de l’incertitude trop importante…)

Alors, le monde cherche du réconfort dans l’essor des énergies renouvelables mais c’est sans compter sur les limites au développement exponentiel des panneaux solaires, éoliennes et batteries (disponibilité en métaux rares, dégradation de centaines de milliers d’hectares pour extraire les composants, pollutions, expropriation de peuples natifs, émissions de CO2 durant l’extraction, le transport des matières premières, la fabrication, le transport et le recyclage, synergie pour pouvoir extraire plus facilement des énergies fossiles peu accessibles, etc…) corrélé à une hausse croissante en demande énergétique :

Source : https://sciencepop.fr/2017/06/08/energie-climat-humanite-graphiques/

Pour le nucléaire, rappelons également que l’extraction d’uranium (ressource d’ailleurs limitée), son transport et la fabrication de centrales nucléaires nécessite de l’énergie pétrolifère et tuent des milliers de personnes en Afrique dans et en dehors des mines d’uranium. Sans parler des risques incalculables de cette énergie pour l’humanité et de son coût qui va en explosant (la question du démantèlement des centrales et de la gestion des déchets nucléaires nous met maintenant en face d’un défi économique et technologique incommensurable !) :

http://www.les-docus.com/tag/nucleaire/ (d’excellents documentaire en streaming sur le nucléaire)

Je reviendrais peut-être sur la question des énergies renouvelables et du probable péril de leur développement industriel pour notre futur dans un autre article, ainsi que du respect impossible d' »émissions négatives de GES » avec toute l’extraction de minéraux, le transport, la fabrication et le recyclage des matériaux pour les ENR (avec quelle énergie le faire?…). Des articles très pertinents à ce propos :

http://partage-le.com/2017/07/letrange-logique-derriere-la-quete-denergies-renouvelables-par-nicolas-casaux/

http://partage-le.com/2017/02/lecologie-du-spectacle-et-ses-illusions-vertes/

Il faut enfin savoir que les modélisations du GIEC sont jugés conservatrices par une proportion croissante de climatologues, qui s’inquiètent de plus en plus de l’impact des boucles de rétroactions positives sur l’ampleur du réchauffement climatique (le GIEC par son fonctionnement même ne donne pas l’avancée récente des études scientifiques, n’accepte que le consensus lors de la rédaction des rapports et exclue tout paramètre trop incertain dans ses modélisations, tel qu’une fonte majeure du permafrost océanique et terrestre…) :

https://www.france-science.org/Climat-les-rapports-du-GIEC.html

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/28/par-prudence-les-experts-du-giec-auraient-sous-estime-les-effets-du-rechauffement_3486406_3244.html

http://www.cnrs.fr/publications/imagesdelaphysique/couv-PDF/IdP2005/05Letreut.pdf

Exemple de boucles de rétroaction positives sur le réchauffement climatique, non ou peu prises en compte dans les modélisations du GIEC servant pour l’accord de Paris

Enfin, n’oublions pas l’impressionnant et rapide réchauffement des océans (si les océans n’avaient pas stocké la chaleur excédentaire dû aux gaz à effet de serre, la température moyenne sur terre serait de 37°C), leur acidification (dû au stockage salvateur pour l’atmosphère d’une partie du CO2 que nous émettons) et leur désoxygénation (causé entre autre par leur réchauffement et les pollutions que nous causons) qui menacent à moyen-long terme d’une extinction massive du vivant et de conditions invivables sur les continents…

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2017/04/limpressionnant-et-rapide-rechauffement.html

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2017/05/un-serieux-avertissement-dextinction.html

Il n’y a donc guère d’espoir de préserver notre futur et celui du reste du vivant, si nous ne changeons pas radicalement de société au plus vite, or ce n’est pas du tout le souhait des élites… Il n’y a qu’à voir que pour de simples aménagements du système, les Etats n’arrivent même pas à respecter leurs promesses, tout inquiet de préserver l’économie de leur pays. Et la gouvernance pitoyable et dangereuse de Trump arrange bien les affaires du reste du monde pour mieux couvrir leur propre cynisme et hypocrisie dans la gestion de la crise climatique et écologique…

J’ai ainsi choisi ci-dessous de lister une ou plusieurs politiques mises en place dans nombre de Pays récemment qui amènent sérieusement à douter du slogan « Makeourgreatplanetagain »… et qui révèlent que l’urgence climatique et écologique n’est pas leur première préoccupation.

Et que dire de la coupe historique effectué dans l’aide au développement (N.B: pour nous occidentaux, certains pays sont « sous-développés »…) , tandis que le soutien aux pays du sud fait partie d’un des axes centraux de l’accord de Paris. Et quid de l’abandon des taxes sur les marchés financiers pour pouvoir accueillir les financiers de la city Londonienne… (au passage on observe qu’avec Macron, c’est clair, l’ennemi ce n’est pas la finance et le soutien aux plus démunis repassera…). Ce n’est qu’un éventail des mesures prises dernièrement par le gouvernement Macron, qui d’un côté avec Hulot promet de belles choses (bravo pour la comm au passage) et de l’autre prend des mesures en contradiction totale avec l’urgence climatique et écologique ! Un autre exemple pour finir : l’allègement des contrôles administratifs sur les zones humides permettant ainsi une plus grande exploitation de ces dernières, tandis qu’il s’agit des écosystèmes parmi les plus précieux en terme de biodiversité et de flux de gaz à effet de serre, et déjà les plus menacées !

  • L’Europe qui a accueilli en 2015 la COP21 (en France), qui va accueillir également la COP23 (en Allemagne au mois de Novembre) et la COP24 en Pologne (en 2018) et qui se targue d’être le continent le plus vertueux sur le climat… Pourtant en 2015, année de la COP21, la majorité des pays Européens, dont la France, ont vu augmenter leurs émissions de gaz à effet de serre (contrairement à des pays tels que les Etats-Unis, la Chine ou le Japon). De plus, l’Europe se targue souvent d’être le seul continent à avoir réussi à baisser ses émissions de GES entre 1990 et 2013 (de 21% si on prend l’UE à 28). Or cette belle communication cache une réalité : si on prend en compte les importations en équivalent CO2, l’UE a certainement augmenté ses émissions de C02 (le bilan en France a été effectué, et nous aurions augmenté nos émissions de CO2 de 14% entre 1990 et 2007) ! En effet, l’Europe a externalisé une bonne partie de sa production industrielle dans les pays Asiatique entre 1990 et 2013, en particulier en Chine. Or, l’accord de Paris est basé sur les émissions produites sur le territoire de chaque pays, ne prenant pas en compte importations et exportations, ce qui permet à l’Europe de se targuer d’être une championne sur le climat, et à Trump de pointer du doigt la Chine…

http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/omissions-de-co2-le-vrai-bilan-carbone-des-pays-occidentaux-143664.html

https://www.rac-f.org/IMG/pdf/EMISSIONS-IMPORTEES_RAC-Ademe-Citepa.pdf

Représentation des flux de marchandises à travers le monde, convertis en gaz à effet de serre – Source : Global Carbon Project, from Figures from the Global Carbon Budget 2014, folk.uio.no/roberan/learnmore/more_GCP2014_figures.shtml Source : http://decrypterlenergie.org/dereglement-climatique-les-americains-et-les-chinois-sont-ils-les-seuls-responsables
Evolution de la production mondiale de Charbon. Source : https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/07/10/coup-dur-pour-la-cop-21-les-glaciers-continueront-de-fondre-a-hard-blow-against-the-paris-climate-agreement-glaciers-will-keep-melting/

Mais le plus grand danger à venir vient de l’exploitation réussie par la Chine des hydrates de méthane en océan profond avec le souhait d’en faire un nouvel eldorado énergétique d’ici 10 ans, une véritable potentielle bombe pour le climat et la biodiversité des océans !
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Impact du réchauffement climatique sur l’extension de la banquise en été et la fonte du permafrost et ruée vers les ressources de l’Arctique Source : http://www.wendy-leblog.com/2013/03/des-poles-au-temps.html
Source : https://cybergeo.revues.org/23818
Les sécheresses s’aggravent à un rythme alarmant en Amazonie ! Source : https://www.isciences.com/blog/2016/2/29/is-the-past-decade-of-persistent-drought-in-brazil-a-new-normal

Bien que la Norvège s’est révélé hypocrite, il s’agit cependant du seul pays a avoir sanctionné jusqu’ici le Brésil pour sa politique de destruction de l’Amazonie et de répression sanglante des peuples l’habitant. Le silence de la communauté internationale est assourdissant mais compréhensible (cynisme du capitalisme), puisque l’Amérique Latine est centrale en de nombreux points pour permettre la poursuite de la croissance économique occidentale (métaux, bois, soja pour l’élevage, viande, huile de palme pour « biocarburants » (sic) et alimentation, etc…)

Notre consommation occidentale est la première responsable de la disparition des écosystèmes tropicaux ! Source : http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2013/08/notre-consommation-et-la-deforestation.html
  • Mais n’oublions pas les autres forêts tropicales, où le taux de déforestation est encore plus rapide : Afrique centrale et Asie du sud-est. Aucune sanction n’est actuellement appliquée, et pour les mêmes raisons, tout le monde ferme les yeux pour que l’accumulation de profit à travers le monde continue… Et que dire des mangroves, au taux d’efficacité d’absorption du CO2 10 x plus élevée qu’une forêt tropicale, à la biodiversité unique, irremplaçables pour protéger les côtes des catastrophes naturelles, et qui sont menacées de disparition du fait du boom de l’élevage de crevettes (ou gambasses) que l’on retrouve dans les étals des pays riches…
Source : http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2012/06/ufc-que-choisir-crevette-droit-humain.html

Pour autant, les Etats ont-ils agi contre cette politique sachant l’importance de ces écosystèmes? Encore une fois Non…

http://grand-angle.lefigaro.fr/deforestation-anatomie-desastre-environnement-enquete

Source : https://www.planetoscope.com/forets/274-deforestation—hectares-de-foret-detruits-dans-le-monde.html

Ce listing est loin d’être complet et ne révèle qu’une partie du désastre en cours et du laisser faire de la communauté internationale à ce propos. Leurs parades lors des COP et autres réunions internationales sur leur engagement indéfectible en faveur du climat et de la biodiversité ne sont surtout que façade… Comment s’en étonner ? Les Etats depuis l’échec de l’OMC à établir un marché de libre-échange mondial, se tournent maintenant vers les marchés de libre-échanges régionaux ou internationaux pour perpétuer la croissance économique et le profit des entreprises sur leur territoire.

Source : http://www.lepoint.fr/monde/ceta-ue-et-canada-signent-a-bruxelles-le-traite-de-libre-echange-30-10-2016-2079534_24.php

Or le principe même du libre-échange est de ne justement pas entraver les affaires. Avant que ces traités n’existent, l’industrialisation et la mondialisation avaient déjà fait des ravages (colonialisme et néo-colonialisme ont permis la croissance et le mode de vie occidental), mais l’extension du libre-échangisme accélère le processus de destruction de la biodiversité et de dérèglement du climat. Comment réglementer lorsqu’un traité de libre-échange prévoit justement de ne pas entraver le privé ? Comment effectuer des investissements en faveur de services publics favorisant une décroissance des émissions de GES et la préservation de la biodiversité, lorsque les politiques publiques sont de plus en plus confiés au privé (qui par nature doit faire du profit pour survivre, et n’a donc aucune considération pour ce qui ne rapporte pas…) ?

Voici les projets de libre-échange en cours entre l’Europe et le reste du monde :

http://www.liberation.fr/planete/2017/07/06/ue-japon-un-accord-politique-sur-le-libre-echange_1582079

https://www.collectifstoptafta.org/ressources-materiels/ceta/article/le-ceta-un-bon-accord-crash-test-en-9-mots-cles

Tous les indicateurs globaux provenant d’études majeures montrent que nous allons vers un effondrement majeur des sociétés et des écosystèmes de la planète si nous n’arrêtons pas notre foi aveugle en la technologie, que nous continuons à espérer en la démocratie représentative (encore moins en la dictature verte (sic), à la mode sur le web…), à la volonté des multinationales et Etats d’oeuvrer pour le bien commun, en la croissance infinie, etc…

Indicateurs montrant l’accélération de la dégradation de la planète Source : http://adrastia.org/introduction-collapsologie-chambaz/

Conscients de la situation bien plus que la majorité des êtres humains, les + riches de ce monde, on adopté différentes stratégies face à cela, mais en aucun cas ils ne veulent renoncer à leurs profits, et cyniquement préparent l’adaptation aux catastrophes à venir (survivalisme (le comble même de l’individualisme ou égoïsme), foi en la technologie pour partir vers d’autres cieux ou pour continuer à piller et dégrader la planète tout en corrigeant les dégâts pour juste ce qu’il faut d’habitabilité, modification de l’être humain via le transhumanisme, etc…)  :

http://www.liberation.fr/planete/2017/01/26/quand-des-elites-de-new-york-et-de-la-silicon-valley-se-preparent-a-l-apocalypse_1543984

http://mashable.france24.com/monde/20170625-futur-humanite-terre-espace

http://www.slate.fr/story/138815/frankenstein-transhumanisme-avertissement

https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/le-transhumanisme-est-un-neodarwinisme-dangereux-avertit-bernard-stiegler_108864

Comment mieux voler aux pays du sud pour ensuite communiquer sur la « généreuse » aide à ces derniers… Source : Source : http://www.africanouvelles.com/nouvelles/nouvelles/international/exploitation-de-lafrique-quand-les-multinationales-vampirisent-les-ressources-minieres.html

Seule une décroissance globale menant vers une société relocalisée, autonome, solidaire, autogéré et réinséré au sein de la nature peut permettre un maigre espoir d’empêcher la catastrophe en cours. Mais si nous ne résistons pas aux politiques actuellement mises en place, toutes les plus belles alternatives du monde ne seront plus que poussière ! Voici quelques articles, basés sur des études objectives, qui montrent l’ampleur de la catastrophe :

http://partage-le.com/2016/12/reflexions-sur-notre-situation-ecologique-planetaire-en-cette-fin-dannee-2016-debut-2017/

http://adrastia.org/introduction-collapsologie-chambaz/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_sur_les_risques_d%27effondrement_de_la_civilisation_industrielle

https://www.notre-planete.info/actualites/3973-effondrement-civilisation-industrielle

Nous ne pouvons ainsi rester impassibles face à la disparition du vivant et au dérèglement climatique. La pollution, la disparition des sols, les inégalités qui se renforcent, la xénophobie grimpante, etc… sont également autant de signaux d’alarmes concomitants aux deux principaux dangers de notre époque, renforçant d’ailleurs ces derniers : la dégradation des écosystèmes ne pourra être stopper efficacement, si nous ne stoppons pas également la pollution chimique et plastique. De même comment lutter efficacement contre le réchauffement climatique si le système capitaliste perdure, puisqu’il est basé sur le principe de l’accumulation de plus-value pour survivre ? Enfin les politiques libérales menées à travers le monde aggravent les inégalités, or un récent rapport a montré que les pays riches aux plus fortes inégalités étaient aussi les plus gros pollueurs (plus la part de riches est importante, plus la pollution l’est également). Et ce ne sont pas les personnes les plus démunies qui pourront s’adapter à la hausse croissante des catastrophes !

Les 10% les + riches sont responsables de près de la moitié des émissions de C02 liés à la consommation ! Source : https://www.theguardian.com/inequality/2017/jul/04/is-inequality-bad-for-the-environment

Le cynisme, l’apathie, le fatalisme, la fuite en avant, le déni sont autant de réactions qui peuvent se manifester face à ce triste constat. Pourtant, nous ne pouvons pas rester impassibles, la résistance à ce système est nécessaire.

Que le monde s’effondre inéluctablement dans 40 ans ou non, pendant que j’écris cette articles, des millions de personnes ne se posent tout simplement pas ces questions. Ils se battent pour protéger l’existence de leur communauté et de leur environnement, ils se battent avec leur coeur, avec leurs tripes, avec leurs sentiments ! Que l’effondrement soit inexorable, qu’une sixième extinction de masse se profile à l’horizon, nous ne pouvons rester simples spectateurs en connaissant les principaux acteurs de ce drame ! Une majeure partie de l’espèce humaine n’est en rien responsable de ce qui se trame, et encore moins le reste de la vie sur terre, et pourtant ce sont les premiers à en payer le prix.

Manifestation de peuples autochtones au Brésil contre le méga-barrage du Belo Monte Source : https://www.theguardian.com/environment/2014/dec/16/belo-monte-brazil-tribes-living-in-shadow-megadam

Pour soutenir les peuples autochtones, les premiers exposés au ravage de notre planète mais aussi les premiers à se battre :

http://www.survivalinternational.fr/

Si nous ne parvenons plus à avoir de l’empathie pour nos congénères, pour la vie animale et végétale qui nous entoure, si nous ne parvenons plus à ressentir de la souffrance et de la rage, de la tristesse et de la colère face aux désastres en cours et à vouloir agir pour l’empêcher, tout en étant conscient qu’il est peut-être trop tard, pouvons-nous considérer que nous soyons encore vivants, que nous ayons la légitimité de vivre, de nous considérer comme être humain ? Et qui sait, peut-être reste-t-il de l’espoir… mais le plus important est de nous battre pour la vie qui nous illumine au bord d’un chemin, au détour d’une rivière, au bord d’une plage au soleil couchant, l’important est de nous battre pour la diversité et la richesse des sociétés humaines, de la générosité, de l’éclat de vie qui se dégage du sourire d’un enfant, de l’amitié et de l’amour qui soulève des montagnes et peut renverser le cours de l’histoire (pensons-ainsi aux périodes de luttes et de révolutions du siècle dernier). Allons-nous relever le défi d’entrer en résistance contre ce système mortifère, pour ce que la vie qui nous entoure peut nous procurer de sublime et d’irremplaçable ?!

Yoann

https://docuclimat.com/

Vous pouvez retrouver nombre de documentaires que j’ai sélectionné pour mieux comprendre le réchauffement climatique et ses impacts, ainsi que sur les causes de la dégradation des écosystèmes et sur le désastre du mythe de la croissance infinie ici :

https://docuclimat.com/documentaires-en-streaming-par-categories/

N.B : je n’ai pas abordé les récentes études indépendantes qui montrent, via l’avancée des outils scientifiques, de meilleures observations et compréhension de ces dernières, que l’extinction de la biodiversité et les impacts du réchauffement climatique sont et seront pire que prévus auparavant (que ce soit dans les océans comme sur les continents). Je les diffuse régulièrement via les réseaux sociaux, mais vous pouvez également retrouver sur quelques sites de références (anglophones majoritairement) :

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/

http://www.lemonde.fr/planete/

https://www.theguardian.com/uk/environment

http://www.climatecentral.org/

https://robertscribbler.com/

https://insideclimatenews.org/

https://climate.nasa.gov/news/

D’autres liens ici : https://docuclimat.com/liens-utiles-pour-suivre-la-meteo-et-le-climat/

Sans oublier deux blogs indispensables qui m’ont amené à m’intéresser de plus près au réchauffement climatique :

https://global-climat.com/ 

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/

2 commentaires

  1. Bonjour,
    Pour le budget carbone j’ai vu cela: https://phys.org/news/2017-07-carbon-overestimated.html
    Notre fenêtre d’action, s’il y en a une, se trouverait donc encore réduite.

    D’autre part, les feux (naturels ou déforestation volontaire) sont très nombreux dans la région de la RDC et de l’Angola, https://news.mongabay.com/2017/03/deforestation-vs-degradation-how-we-underestimate-tropical-forest-greenhouses-gas-emissions/ et en regardant les concentration de CO/CO2 sur la cartographie de earth.nullschool.net les concentrations plus élevées (~430ppm pour le CO2) sont bien mis en évidence. Je reste très pessismiste quant à la suite des évènements.

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