Citadins, citadines, si vous souhaitez protéger la biodiversité, désertez la ville !

EDIT à la fin de l’article suite à des critiques sur l’article à propos des conséquences sur la biodiversité d’un exode des citadin-ne-s vers la campagne.

Les premières études sur les effets de l’urbanisation tendent bien à montrer que cette dernière entraîne une perte de la biodiversité des insectes pollinisateurs, avec certaines espèces qui disparaissent ainsi de ces milieux fortement artificialisés :

http://www.futura-sciences.com/planete/videos/effets-urbanisation-t-elle-insectes-pollinisateurs-4645/

Image associée

Et que dire des populations d’oiseaux, de mammifères, de plantes notablement impactés par les villes (bruit, pollution, fragmentation habitats, etc…) et du nombre d’espèces également peu élevé…
J’ai rencontré beaucoup de citadins sur la ferme dans laquelle j’étais me dire que la biodiversité peut très bien s’implanter en ville et j’étais assez désespéré d’entendre ce discours, preuve si il en est de la méconnaissance de ce qu’est la biodiversité et de notre rapport à nature…

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/30/la-terre-a-perdu-la-moitie-de-ses-populations-d-especes-sauvages-en-quarante-ans_4496200_3244.html

En effet, la nature sauvage ou peu impactée par l’homme offre une richesse et une étendue d’habitats propre à héberger et nourrir nombre d’espèces, or la fragmentation et dégradation des habitats est reconnu comme étant une des causes principales de la disparition de la biodiversité, et quoi de plus fragmenté et appauvri comme espace qu’une ville !

http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/foret-fragmentation-ecosystemes-effets-seront-pires-prevu-58248/

Comment prétendre qu’une ville, même « verte » peut être un refuge pour la biodiversité ?! Jamais une ville ne pourra remplacer la fertilité, la diversité et la complexité des espaces naturels :
http://partage-le.com/2017/01/un-exemple-despoir-mensonger-et-de-propagande-mediatique-la-plus-belle-ville-du-monde-sur-m6/

La ville devient le refuge d’espèces généralistes et/ou s’adaptant à ce nouveau milieu qui se reproduisent alors facilement, donnant parfois une impression de vie foisonnante, mais ce au détriment de la majeure partie des espèces animales et végétales qui ne peuvent s’adapter à ce nouveau milieu.

Cela montre aussi que nous ne savons plus ce qu’est réellement une biodiversité foisonnante, l’essai « La grande amnésie écologique » le montre magistralement.
https://reporterre.net/La-grande-amnesie-ecologique

Il y a encore quarante ans, les prairies grouillaient de papillons, pas une seule seconde ne se déroulait sans que l’on entende un chant d’oiseaux dans les haies et forêts. De maigres espaces encore préservés en France offrent encore à voir ce qu’est réellement une riche biodiversité, et l’ASPAS par exemple fait tout son possible pour les préserver via ses réserves de vie sauvage :
http://www.aspas-nature.org/conservatoire-de-laspas/les-reserves-de-vie-sauvage/

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Le vrai problème réside dans ce nous faisons subir à la campagne, que ce soit à travers la sylviculture comme en agriculture et à travers l’urbanisation justement galopante.
Un département disparaît sous le béton tous les 5 ans au rythme actuel, nous avons perdu plus d’un million de kilomètres linéaires de haies, 70% des zones humides, la biodiversité des sols a disparu dans une majorité de la France, les pesticides ont détruit une grande part de la biodiversité faunistique et végétale des champs et que dire des forêts qui ont augmenté grandement en superficie mais dont la majorité est géré de manière industrielle et ne ressemble en rien à un véritable habitat naturel (tandis que la gestion en forêt jardinée existe…). Le peu de biodiversité qui subsiste tente alors de se réfugier en ville, enfin pour les espèces qui le peuvent…

La France est ainsi un des pays où les populations d’animaux ont le plus régressé selon l’étude majeure sur la sixième extinction de masse en cours (en moyenne 50% des populations d’animaux ont disparu en 40 ans dans le monde, et la France se situe dans la fourchette haute !) :

http://www.pnas.org/content/early/2017/07/05/1704949114.full

http://www.liberation.fr/planete/2017/07/11/lynx-ours-brun-esturgeon-quelles-especes-risquent-de-disparaitre-en-france_1583167

Source : http://raymond.rodriguez1.free.fr/Textes/1s42.htm

Prétendre que la ville peut être un refuge pour la biodiversité c’est selon moi le comble de l’hypocrisie de la société moderne !
Citadins, citadines si vous souhaitez vraiment défendre la biodiversité, combattez l’urbanisation qui s’accélère, soutenez les petits projets paysans en permaculture et agroécologie et faites pression pour que la France cesse d’industrialiser les forêts et de combattre les friches (parmi les derniers espaces sauvages et naturels de France, aujourd’hui en grand recul !).
https://docuclimat.com/2017/01/14/les-friches-derniers-espaces-naturels-de-france-en-voie-de-disparition/

Citadins, citadines, si vous souhaitez vraiment défendre la biodiversité, le mieux est encore de faire des recherches pour mieux la connaitre, de sortir dans la nature et surtout de déserter la ville !

Les solutions pour un habitat à la campagne qui n’impactent pas le vivant existent :

http://www.pap.fr/conseils/voisinage/nouvelles-facons-d-habiter-les-habitats-mobiles-et-legers-en-10-questions/a18230

Et quoi de mieux pour être à la fois autonome mais protéger également la biodiversité dans toute sa diversité et son abondance que de replanter des haies brise-vents, de laisser des espaces sauvages dans son terrain et de créer un jardin-forêt :

http://librairie-permaculturelle.fr/jardin-foret/1-livre-creer-un-jardin-foret-patrick-whitefield.html

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Yoann

https://docuclimat.com/

P.S : à propos des insectes pollinisateurs, nous avons tendance à oublier que 80% de la pollinisation est assurée par des insectes sauvages autre que les abeilles domestiques (abeilles solitaires, syrphes, papillons, bourdons, etc…).

Et ces insectes sauvages non chouchoutées par l’homme sont encore plus gravement impactés par les activités humaines, notamment l’artificialisation des territoires, la disparition des espaces naturels et l’agriculture intensive. De même, l’installation croissante de ruches amateurs un peu partout en France met en concurrence les abeilles domestiques avec les insectes sauvages, et devinez qui gagne la partie ?…

C’est pourquoi il est important de bien connaitre la nature avant d’effectuer quelque action, ce que l’être humain a généralement beaucoup de mal à faire ! Je vous conseille à ce propos les ouvrages de Marc Giraud, président de l’ASPAS, grand amoureux de la nature et vulgarisateur hors pair :

http://www.marcgiraud-nature.net/

EDIT écrit rapidement : sur les réseaux sociaux des critiques se sont manifestés à propos de l’article. Notamment sur les conséquences d’un exode de la population urbaine vers la campagne. Outre le fait que je pense que certain-ne-s n’ont pas lu l’article et se sont surtout arrêtés au titre (certes provocateur et c’était voulu ;), il faut remettre les faits dans leur contexte :

  • Tout d’abord si vous lisez bien l’article, je mentionne bien le fait que la fragmentation des habitats est une des premières causes de la disparition de la biodiversité, l’article n’est donc pas une incitation à construire encore plus de zones pavillonnaires et autres infrastructures en campagne comme certains ont cru le comprendre. Fils de paysan bio et paysan bio, j’ai pu observer l’urbanisation récente des campagnes et ce n’est pas moi qui défendrait cela ! C’est pourquoi j’ai bien indiqué à la fin de l’article deux manières, parmi d’autres, d’habiter et de cultiver en campagne, sans impacter notablement le vivant : habitats légers et jardin-forêt. Si effectivement le retour à la campagne s’effectue sans changer notre relation à la nature et notre manière d’habiter et de gérer les ressources alentours, cela n’aura bien entendu aucun sens, et dans l’article j’ai bien mentionné qu’il fallait justement que nous réapprenions à nous réinsérer au sein de la nature et à mieux la comprendre.
  • J’en viens ainsi au second point important. L’urbanisation des campagnes est le prolongement même de l’essor des villes, lui même lié à l’essor de la civilisation industrielle. Défendre les villes et leur verdissement c’est admettre la pertinence de cette société industrielle qui a permis et qui conditionne l’existence du monde urbain ! De plus, se focaliser sur le verdisemment possible des villes, c’est oublier l’impact destructeur qu’elles occasionnent sur le vivant, sans parler des impacts sur la régulation des flux hydriques, sur la perte de terres arables, sur la santé, etc… C’est également cautionner le greenwashing à la mode dans le milieu urbain à propos des villes vertes, dont Nantes Métropole en est un merveilleux exemple. En effet, outre l’aéroport de NDDL, il ne faut pas oublier que si Nantes possède plus d’espaces verts que beaucoup d’autres villes, elle est aussi une des premières contributrices à la bétonnisation du département 44 (2000 hectares de terres agricoles et naturelles perdues chaque année sous le béton (quasiment l’équivalent d’une commune, dont une grande part dû à l’extension de la métropole!). Une ville nécessite nombre d’infrastrucutres pour fonctionner, et a besoin de grandir pour s’épanouir et assurer ses fonctions vitales et son économie (transports, approvisionnement, zones industrielles et commerciales, etc…) . Croire qu’en verdissant simplement les villes nous résoudrons une grande partie du problème de la biodiversité, c’est réduire la biodiversité à une notion apprivoisée, réduite en nombre d’espèces et en populations, cloisonnée, fragmentée, exploitée et qui n’a rien de sauvage et de résiliente (complètement dépendante de l’intervention de l’homme).
  • De plus, il ne faut pas oublier que la France continue à observer un afflux plus important de personnes vers les villes, qu’inversement. Ce qui parait contradictoire au vu de la bétonnisation croissante des campagnes. Et pourtant cela montre que l’argument 1 personne en + dans la campagne = + de béton ne tient pas. Si les zones pavillonnaires et autres infrastructures destructrices se sont répandus dans les campagnes, c’est justement du fait du développement de la pensée urbaine lié à l’essor de la civilisation industrielle ! Cependant, un retour certes minoritaire à la campagne s’opère de manière intelligente ces dernières années avec l’épanouissement de petits projets paysans et d’habitats légers, or justement les communes s’opposent souvent à ce genre de projets qui réamènent de la biodiversité dans les campagnes (à travers la préservation de l’environnement et la restauration d’habitats naturels) mais qui ne correspond pas aux normes édictées et pensées à travers le développement des villes.
  • C’est aussi oublier des faits fondamentaux que j’ai retranscris dans une réponse sur un réseau social : Le problème réside aussi effectivement dans la manière dont les gens habitent et cultivent aujourd’hui la campagne. En 1970, nous étions 50 millions en France, soit environ 15 millions d’habitants en moins, or les impacts environnementaux étaient bien moindres. La petite agriculture était encore présente en nombre, le remembrement des haies n’avait pas encore fait son oeuvre, les zones humides étaient encore préservés, les sols également, pas encore d’étalement des zones commerciales, artisanales et des zones pavillonnaires, idem pour le développement des routes. Si nous nous mettions massivement aux habitats légers et à des pratiques agricoles en agroécologie ou en permaculture, nous aurions beau revenir massivement à la campagne, je pense que notre impact serait proche de zéro, notamment en comparaison de l’impact actuel de la société urbanisée…
  • Enfin, j’ai entendu certains commentaires très limite, comme quoi il fallait laisser les urbains dans leurs clapiers (merci pour les personnes démunies dans les HLM… qui n’ont tout simplement pas accès à une certaine culture et une aisance financière pour retourner en campagne et qui apparemment ferait des dégâts si ils revenaient à la campagne, et dans cette logique laissons-les limite crever dans leur merde… ). C’est symptomatique d’une société individualiste. Un commentaire intelligent aurait pu être :  » oui mais pour les personnes qui n’ont pas la possibilité de revenir à la campagne ou qui n’ont pas la culture de la nature, cela va être difficile. Dans ce cas on pourrait peut-être organiser dans les villes et banlieux des jardins partagés, des stages sur la nature, le jardinage, des sorties à la campagne, des ateliers d’autoconstruction d’habitats légers, etc… ? Cela pourrait recréer le lien avec la nature et la campagne, d’ailleurs c’est déjà ce qui commence à se dévelloper dans certaines villes » Non, laissons les urbains pourrir dans leur merde et acceptons la perte de la biodiversité en reverdissant juste un peu la ville (désolé pour le ton du dernier point mais j’ai été assez énervé par ce genre de discours où se demande si l’empathie est encore présente dans notre société…)
  • En complément une étude sur l’impact des villes sur la biodiversité, à partir de l’exemple de Rennes, qui montre bien que l’expansion des villes est le principal facteur responsable de l’érosion de la biodiversité (avec l’agriculture industrielle qui a permis l’essor des villes et qui conditionne leur existence) : Une intéressante étude sur l’impact des villes sur la biodiversité à partir de l’exemple de la ville de Rennes https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-00553665/document

Bref, vive le retour à la nature !

7 commentaires

    • Je comprends que vous puissiez défendre l’idée d’habiter en ville, mais pourtant les faits sont là, le développement des villes et son corollaire dans les campagnes (industrialisation de l’agriculture pour fournir de la main d’oeuvre en ville et de la bouffe en abondance à pas chère avec comme conséquence la disparition des haies, des zones humides, de la biodiversité des sols et des champs, ainsi que toutes les infrastructures développées pour nourrir l’appétit des villes : zones commerciales, industrielles et pavillonnaires). On a de plus tendance à fantasmer la nature en ville, surtout si on y vit 🙂 En fait, tout dépend de la campagne dont en parle. Par exemple en Beauce, la biodiversité est quasi nulle, tandis que dans tout un quard Nord-Ouest de la France, ainsi que dans les reliefs la nature est plutôt bien protégé et bien plus diversifiée et abondante que dans les villes mêmes les plus écologiques. Il faut savoir que nombre d’espèces ne peuvent trouver refuge en ville (fragmentation de l’espace trop important, productivité de l’écosystème/ha insuffisante, chaines trophiques insuffisamment diversifiées, absence de prédateurs régulant des populations qui prolifèrent au détriment d’autres, etc… autant de facteurs qui restreignent énormément la capacité de l’écosystème à abriter autant de biodiversité potentielle qu’en campagne, et aucune politique architectecturale aussi verte soit-elle ne pourra compenser cela… De même nous nous focalisons sur la biodiversité que nous connaissons, or la biodiversité comporte des milliers d’espèces avec des habitats étroitement liés à des écosystèmes protégés et sur une grande superficie, impossibles à retrouver en ville ! Le retour à la campagne doit être intelligent, c’est certain. Mais n’oublions que les générations précédentes étaient juste un peu moins nombreuses que nous (en tout cas en France), vivaient pour près de la moitié à la campagne et la biodiversité y était foisonnante (bien qu’ils ont aussi fait des conneries). Ce n’est pas le nombre de gens à la campagne qui compte, c’est bien la manière dont on cultive et dont on y habite qui compte. Or avec la désertification des campagnes et l’amplification du milieu urbain, le désastre pour la biodiversité est à son comble ! Quittons les villes, mais intelligemment je le concède.

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  1. Salut,
    J’ai lu récemment qu’il est prévu, au niveau planétaire, qu’il y aura des millions de gens, au fil des prochaines décennies, qui quitteront les campagnes pour aller vivre dans les villes, en raison de la désertification des terres cultivables. Et il est prévu également que les villes deviendront de plus en plus grosses, s’agrandissant au détriment des zones boisées et des champs situés en périphérie. Comme on le sait, les « îlots de chaleur » se produisent dans les villes où le béton est prépondérant, ce qui aggravera les conséquences des futurs canicules urbaines.

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    • Bonjour,

      Ce mouvement concentrationnaire est une pure hérésie : le pouvoir ayant conscience d’être plus efficace en contrôlant tout principalement si la parcelle est d’autant plus petite, il doit en subir aussi toutes les dérives et les fluctuations, bref en corriger tous les désordres.
      Si du jour au lendemain le système s’écroule en cascade (économique mondial, productiviste, écologique, etc.), et ça arrivera, c’est sûr, les villes n’ont absolument AUCUNE résilience !
      Ce sera un carnage. La chaleur aidant également les comportements agressifs.
      Il est important d’abandonner totalement en effet ce système urbain au profit, d’une relocatlisation de la production, d’une décroissance non seulement productive mais aussi démographique. Recréer ou renforcer ainsi les relations humaines. Si les politiques persistent, que ce soit dans l’extension urbaine et/ou dans l’automation/automatisation des flux humains-bétail, qu’ils s’attendent à se pêter la tronche d’autant plus rapidement que la situation deviendra très vite incontrôlable et de plus en plus coûteuse d’ici là. Mais la réflexion court-termisme et le déni étant devenu l’horizon indépassable du dogme libéral et donc de la croissance à tout prix, il y a peu de chance qu’on y échappe. Amen.

      Précision, je suis un « déraciné » qui n’a jamais pu se faire à la vie urbaine, qui n’a jamais cru à la « ville verte » contaminée et non auto-gérée par TOUTES les espèces, et je n’aspire vraiment qu’à une seule chose (car les situations personnelles ne sont jamais aussi simple pour les premiers concernés que pour les conseillleurs) : revenir dans un coin « paumé » et transformer un bout de terrain en une quasi-friche pour accueillir un paquet de bestioles (insectes/vertébrés) et d’herbes quelconques (car j’adore les « adventices », les plantins, les dogues, les pavots, les prêles, les mourons, les chardons, orties, pissenlits, bourraches, amarantes, etc. c’est trucs parasites et inutiles pour les jardiniers qui se la pètent 🙂 ). Ce sera mon lot de consolation sutout si la sixième extinction de masse est sans retour.

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      • Que du mal : combien va-t-il falloir d’énergie en plus pour surveiller, contenir et maintenir techniquement (dépendances en tout genre) toutes ces « fermes » alors que sur un sol réel cela demande si peu d’énergie autre que celle gratuite du soleil, et d’entretien humain.
        Pourquoi ces « technophiles » veulent-ils désespéremment vouloir refaire ce qui se faisait facilement en le détruisant et en dépensant plus d’énergie mais en savourant leur victoire sur eux-même : ils peuvent le faire avec les dernières technologies ? Ils ne pensent même plus à résoudre les problèmes à la base, à soigner le mal, parce qu’il est concommitant de leurs hubris, ils doivent faire avec, ils le gèrent en plus.

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  2. Salut,
    Que penses-tu des fermes verticales dans les villes ?
    Au Japon, il existe actuellement 150 fermes verticales urbaines. Ce pays aux milliers d’îles, victime de la récente catastrophe de Fukushima, travaille à imaginer ce qui pourrait être l’agriculture du futur : des usines verticales où les salades s’élèvent aux diodes électroluminescentes et à l’hydroponie. https://www.youtube.com/watch?v=Tp1zGmt7m9w
    En tout cas, ce serait une solution à la désertification annoncée de certaines terres agricoles à l’échelle mondiale.

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    • Bonjour Jacko, le problème reste la ville en elle-même qui est né avec le détachement progressif d’une partie de la population de la nature, et dont le phénomène s’est accéléré avec l’industrialisation puis la tertiarisation de l’économie. Si les villes se densifient encore plus, qui les nourrira, comment assurer l’énergie extérieure et les matériaux extérieurs que cela demandera ? Le détachement entre la ville et la campagne s’accentuera et la campagne sera d’autant plus au service de la ville, avec nécessité d’une agriculture productiviste et d’un extractivisme forcené pour assurer le maintien de ces monstres, sans que les citadins ne le voient et s’en soucient (ce que l’on observe déjà au vu des réactions à mon article sur les réseaux sociaux…)

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