Documentaire « Le sable : enquête sur une disparition » en streaming, ou comment les plages vont disparaître…

Vous n’imaginez sans doute pas que les plages pourraient disparaître. Et pourtant c’est une réalité qu’affronte déjà nombre de pays, en particulier le Maroc prisé à l’origine par nombre d’occidentaux pour ses belles plages de sables fins… ce qui implique ainsi nombre de constructions en bord de côte et par là-même un besoin important en béton…

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Une plage au Maroc complètement dépouillé de son sable pour la construction de résidences secondaires pour profiter à l’origine de ces mêmes plages… Tragique absurdité du monde « moderne »…

Le sable est le composant principal du béton, ainsi que du bitume. Ciment, graviers et sable sont nécessaires à la conception du béton, or contrairement à une idée répandue le sable n’est pas un matériau aux ressources illimités. Nous en consommons des milliards de tonnes chaque année !

Extrait évocateur de cet excellent article à ce propos :

https://www.goodplanet.info/debat/2016/05/03/sable-enquete-disparition/

 » À cause de sa résistance et de son faible coût, le béton est devenu le premier matériau de construction de la planète. Et les volumes sont astronomiques. La maison moyenne exige 200 tonnes de sable. Pour un grand immeuble comme une école ou un hôpital, il faut compter 3 000 tonnes. Chaque kilomètre d’autoroute dévorera 30 000 tonnes de sable. Et une centrale nucléaire ? Autour de 12 millions de tonnes. Ce sont en fait entre 47 et 59 milliards de tonnes de matériaux qui sont extraits chaque année pour assouvir notre consommation de sable[i]. Après l’air et l’eau, c’est la ressource naturelle que nous utilisons le plus, et aucune autre matière solide n’est extraite du sol terrestre en si grands volumes. « 

Or le sable des déserts à cause de son caractère poli par les vents ne peut être utilisé, il faut du sable aux bords irréguliers que l’on trouve justement dans les fleuves, cours d’eau, au large et sur les plages… Il faut à la nature des millions d’années pour fabriquer des centaines de milliards de tonnes de sable utilisables pour la construction (érosion des massifs montagneux principalement), et nous dilapidons cette ressource en l’espace d’un siècle…

Avec le réchauffement climatique qui va provoquer l’augmentation du niveau des océans, les côtes sont déjà de plus en plus exposés au risque de submersion et à l’érosion des plages. L’appétit grandissant pour le sable des plages va accroître les conséquences tragiques de la montée du niveau des océans : disparition des écosystèmes côtiers, exposition de plus en plus importante aux tempêtes et donc risque accru de tragédies humaines, déplacements massifs de populations, disparition de nombre d’activités liés aux plages (pêche à pied, simple plaisir de s’y prélasser, conchyliculture, marais-salants, etc…), …

https://www.notre-planete.info/actualites/4243-hausse-niveau-mer-France

Vous n’imaginez pas un monde sans plages ? Et bien pourtant, c’est ce qui risque d’arriver très prochainement ! Notre planète dispose de ressources finies, il est temps que nous le comprenions et que nous nous battions pour stopper l’extractivisme forcené nécessaire à la croissance exponentielle et qui menace notre avenir sur Terre ainsi que celui d’une bonne partie du vivant…

Tel est le propos de l’excellent essai « Creuser jusqu’où ? Extractivisme et limites à la croissance » que je vous conseille vivement :

http://ecosociete.org/livres/creuser-jusqu-ou

Il est aussi inspirant à ce propos de connaître la lutte contre l’extraction de sable aux abords de Lannion (Bretagne)… :

http://yonnelautre.fr/spip.php?article8234

Et pourtant il existe dans le secteur de la construction nombre d’alternatives au béton (le béton est d’ailleurs peu efficace en terme d’isolation, nécessitant énormément d’énergie pour sa fabrication et donc fortement émetteur de CO2, ainsi que nécessitant beaucoup d’eau…):

http://www.les-ecomateriaux.fr/

Quand à la construction des routes, des centrales nucléaires et autres constructions et technologies ne pouvant se passer de bitume ou de béton, et bien je vous laisse réfléchir à la question : de quel monde voulons-nous pour le futur ?…

En attendant, ne manquez pas ci-dessous en streaming cet excellent documentaire d’investigation sur la disparition du sable de notre planète.

Yoann

https://docuclimat.com/

Présentation du documentaire diffusé sur Arte en 2011 et disponible aussi ci-dessous en VOD (malheureusement indisponible en DVD) :

http://boutique.arte.tv/f9016-sable_enquete_disparition

De Bombay à la Bretagne en passant par Dubaï, Tanger ou les Maldives, cette passionnante enquête en forme de thriller dévoile une urgence planétaire : la menace qui pèse sur le sable, ressource vitale dont le pillage s’accélère.

On le trouve dans le béton, qui alimente, au rythme de deux tonnes par an et par être humain, un boom immobilier ininterrompu. Mais aussi dans les puces électroniques, le papier, le plastique, les peintures, les détergents, les cosmétiques… Ce sable que nous aimons fouler du pied ou laisser filer entre nos doigts s’est glissé à notre insu dans tous les interstices de notre quotidien. L’industrie le consomme en quantités croissantes, plus encore que le pétrole. Peut-être parce que, contrairement à l’or noir, cette matière première perçue comme inépuisable est restée à ce jour pratiquement gratuite. Alors que le sable des déserts est impropre à la construction, les groupes du bâtiment ont longtemps exploité les rivières et les carrières. Puis ils se sont tournés vers la mer, provoquant ce qui est en train de devenir une véritable bombe écologique.
Car le sable joue un rôle essentiel dans la protection des côtes et l’équilibre des écosystèmes marins. Les conséquences de cette surexploitation apparaissent peu à peu au grand jour. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde, et englouti des îles entières, en Indonésie et aux Maldives, tandis que Singapour ou Dubaï ne cessaient d’étendre leur territoire en important, parfois frauduleusement, du sable. Disparition des poissons, impact aggravé de l’érosion et des tempêtes, bords de mer devenus lunaires … : face aux timides régulations adoptées pour tenter de limiter le pillage, la « ruée vers le sable » s’est en réalité accélérée, sous l’égide de grandes entreprises multinationales et de mafias locales.

MARCHANDS DE SABLE
Par le biais d’une investigation méticuleuse, Denis Delestrac parvient à montrer une réalité connue jusqu’ici des seuls spécialistes scientifiques et défenseurs de l’environnement, mais aussi des professionnels des travaux publics –, dont les explications accompagnent de saisissantes séquences tournées dans le monde entier. Ici, ce sont les « petites mains » des trafiquants de sable, qui prélèvent leur butin, au vu et au su de tous, sur les plages de Tanger ou en plongeant dans l’eau transparente des Maldives, tandis que des marchands de sable réunis en congrès spéculent sur les juteux profits qu’ils vont engranger, grâce à une ressource qui appartient à tous. Là, c’est l’État de Floride, qui, à grand renfort de dragueuses offshore et de bulldozers, renfloue ses plages en voie de disparition, contribuant ainsi à déséquilibrer davantage l’écosystème maritime qui a fait sa renommée touristique. De leur côté, les élus et la population des Côtes-d’Armor, en Bretagne, se mobilisent contre un nouveau projet de dragage. Une exception. S’il n’est pas trop tard pour agir, plaident les chercheurs et les militants écologistes, l’opinion publique, dont le soutien est indispensable pour infléchir la tendance, reste largement inconsciente du phénomène.

Le documentaire en streaming en deux parties :

Partie 1

//rutube.ru/play/embed/6394122

Le Sable Enqu?te Sur Une Disparition – Arte 2013-05-28 1-2 от easteregg на Rutube.

Partie 2

https://rutube.ru/video/f426dfe91166a27d0980fcaf8919b179/

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