Février 2017 : Record absolu de faible extension de la banquise Antarctique et autres nouvelles marquantes du réchauffement climatique

Le début d’année 2017 bat des records à nombre de niveaux…

L’extension de la banquise Antarctique est à un niveau record absolu de faible extension depuis 2 semaines et continue de décliner, tandis que la banquise Arctique va probablement battre un record d’extension maximale la plus faible jamais relevée…

Des phénomènes météorologiques extrêmes ont touché le Chili et particulièrement les Etats-Unis, avec des records de chaleurs notables (voir aussi ici et ici) au mois de Février dans le centre et l’est des USA et une pluviométrie record a été enregistré en certains endroits de la Californie cet hiver.

Le taux de concentration du CO2 dans l’atmosphère continue sa croissance record depuis 2015 (407ppm au 27 Février 2017) tandis que le taux de concentration de méthane remonte fortement depuis quelques années.

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Prévisions d’un nouvel el nino selon le modèle de référence CFS (la zone 3.4 du pacifique est la zone clé pour déterminer la phase positive (el nino), neutre ou négative (la nina) de l’ENSO Source : https://robertscribbler.com/2017/02/28/with-new-el-nino-predicted-3rd-hottest-january-on-record-may-be-cool-mark-for-2017/

Une sécheresse majeure est aussi en train de menacer la vie de millions de personnes en Afrique de l’Est

Nous n’avons pas fini d’observer les conséquences tragiques du réchauffement climatique (ce dernier augmente, au fur et à mesure de son accroissement, l’amplitude des catastrophes naturelles, notamment sécheresses et inondations, un véritable désastre pour l’agriculture, besoin vital de la majeure partie de l’humanité; il faut malheureusement le rappeler dans nos sociétés occidentales complètement, mais artificiellement, détachées de la nature…).

La biodiversité, déjà bien impacté par les activités humaines, est aussi de plus en plus menacée par l’amplification de l’impact du réchauffement climatique, que ce soit pour les forêts de ce monde à cause d’épisodes de sécheresse de plus en plus marquées et des feux de forêts majeurs devenus récurrents ou que ce soit par la rapidité inédite du réchauffement climatique actuel (170 fois plus rapide qu’un réchauffement naturel du climat!) qui empêche nombre d’espèces animales et végétales de pouvoir s’adapter à temps aux changements des climats locaux.

Et ceci n’est pas la liste exhaustive de toutes les conséquences du réchauffement climatique sur la faune et la flore et sur l’humanité

Tellement de nouvelles climatiques inquiétantes qu’il serait impossible de les traiter en un seul article, ou alors en les résumant bien trop brièvement pour bien les comprendre. Dans cet article je m’attarderais notamment sur les dernières nouvelles provenant de l’Antarctique mais aussi de l’Arctique (bien que plus rapidement puisque ce qui se déroule en Arctique est bien plus connu), ces régions du globe étant les principaux révélateurs du réchauffement climatique en cours, et parmi les premières à être les plus fortement impactées par ses conséquences…

Voir aussi aussi à ce propos l’article que j’avais écrit il y a peu de temps :

https://docuclimat.com/2017/02/21/amplification-dangereuse-du-rechauffement-climatique-en-cours-un-debut-dannee-2017-exceptionnel-et-inquietant/

 

Record d’extension minimale de la banquise Antarctique battu en Février et inquiétude quand à la stabilité des barrières de glace
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Extension en 2017 de la banquise Antarctique (graphique relevé au 28 Février 2017) Source : https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-extent.html?S

En cette fin du mois de Février (le 28/02/17), la banquise Antarctique est à 2,152,483 km2 d’extent, c’est à dire à plus de 100 000 km2 du record précédent de faible extension (1997 avec 2 264 152 km2) selon l’organisme scientifique ADS.

Quand à l’organisme NSDIC, dont les calculs de concentration de la banquise et de sa répartition, à partir des relevés satellites, diffèrent quelque peu d’ADS, la banquise est également à un niveau record :

  Preliminary (daily, NSIDC) sea ice extent sets another all-time record low value today (satellite era) –> 2,109,000 km^2

Le record de faible extension absolu de la banquise Antarctique avait déjà été battu le 10 Février 2017 (selon ADS; trois jours plus tard selon le NSIDC) et depuis l’extension continue toujours de décliner…

Or normalement durant les derniers jours de Février et les premiers jours de Mars, l’embâcle de la banquise reprend. Mais des anomalies de températures toujours exceptionnelles en Antarctique (jusqu’à 15°C d’anomalies de températures à certains endroits, faisant passer la glace au dessus du point de fusion (0°C)), et des eaux anormalement chaudes en Antarctique Ouest, empêchent la reprise saisonnière de l’embâcle.

C’est particulièrement le cas en Mer de Ross et d’Amundsen (Antarctique Ouest) où il ne reste pratiquement plus de banquise depuis début Janvier…

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Prise de vue satellite au 1er Mars 2017 (par rapport à la moyenne des années 1990, ligne orange) pour mieux se représenter le record actuel en Antarctique Source : https://ads.nipr.ac.jp/vishop.ver1/vishop-monitor.html?S
Remarquez les anomalies de températures exceptionnelles prévues dans certaines régions de l’Antarctique le 3 Mars 2017 (parfois près de 15°c d’anomalies !). Modélisations des anomalies de températures au 1er Mars, par le modèle GFS par rapport à la période 1979-2000. Source : http://cci-reanalyzer.org/wx/fcst/#GFS-025deg.ANT-LEA.T2_anom
Note : pour mieux comprendre la différence entre banquise, barrières de glace et glaciers, se reporter d’abord à la toute fin de l’article.

Ces zones quasiment libres de toute banquise, situées en Antarctique Ouest, n’avaient pas besoin de cela.

Les barrières de glace de cette région, déjà bien fragilisées, sont ainsi plus exposées aux vagues issus des tempêtes et à des courants océaniques plus « chauds » qui risquent d’occasionner des fractures majeures dans les mois à années qui viennent… Tout le monde a par exemple en tête la fracturation majeure de la célèbre plateforme glaciaire Larsen C.

De plus, la proximité de la banquise auprès des barrières de glace de l’Antarctique (certaines font plusieurs centaines de milliers de km2, tel la barrière de Ross) les protègent en partie d’un vêlage accéléré et/ou d’une fracturation majeure.

Or sans banquise durant une période de plusieurs mois, les barrières de glace se retrouvent plus fragilisés, vêlent plus facilement, ce qui accélère par là-même la débâcle des glaciers continentaux de l’Antarctique.

Explication du phénomène de fonte majeure des glaciers en Antarctique Source : http://leclimatoblogue.blogspot.fr/

Le réchauffement actuel des eaux aux abords de l’Antarctique est aussi de plus en plus prononcé en profondeur, du fait d’une stratification plus importante des eaux aux abords du continent, dû entre autre à une accélération du débit d’eau douce provenant de la fonte de la calotte polaire mais aussi à des modifications des courants océaniques dû au réchauffement climatique. Ainsi de plus en plus d’eau plus froide et plus légère que d’habitude se retrouve à la surface, tandis que l’eau plus salée et plus « chaude », par effet de stratification, parvient quand à elle à avancer bien plus aux abords des glaciers, en avançant sous l’eau plus froide puis sous les plateformes glaciaires jusqu’à la base des glaciers.

Ce phénomène de stratification des eaux, renforcé également par le réchauffement climatique, qui augmente la chaleur océanique profonde, est ainsi un phénomène de préoccupation majeure pour les glaciologues qui ont observé que les glaciers fondaient ainsi par le dessous d’une manière très rapide et non-prise en compte par le GIEC pour ses conséquences futures (ce phénomène créé d’ailleurs une extension des plateformes glaciaires vers le continent, plus sensibles que les glaciers à la fonte et la fracturation, ce qui amplifie le vêlage des glaciers, etc…).

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La calotte polaire Occidental est situé majoritairement sur un socle rocheux situé sous le niveau de la mer Source : http://empereurs.free.fr/le_saviez-vous_.htm
L’Antarctique Occidental est particulièrement exposé à ce phénomène de fonte en profondeur, puisque la majorité des glaciers de cette partie du continent est situé sur un socle rocheux situé sous le niveau de la mer, or la masse de glace de l’Antarctique Ouest représente de quoi élever le niveau des océans d’environ 4-5 mètres… Et la stratification des eaux autour de l’Antarctique ne va aller qu’en s’accélérant dans les années à venir :
De grands bassins de fonte jusqu’à 32 Km de longueur couvrent les glaciers qui se répandent dans la plate-forme de glace Amery le 22 janvier 2017. Source de l’image: LANCE MODIS.

Enfin, cet été Austral 2017, par les anomalies de températures relevées en Antarctique a révélé que les barrières de glaces étaient aussi particulièrement sensibles à la fonte de surface. Cette fonte de surface, qui est en train de dépasser la fonte dû à la débâcle des glaciers et à leur fonte par le dessous au Groenland*, était encore bien mineure sur le continent blanc.

Or au mois de Janvier et Février, les scientifiques en mission et les satellites on pu observer de grandes zones de fonte de surface en Antarctique. Ce qui inquiète au plus haut point les scientifiques, notamment si les été australs s’avèrent aussi chauds que l’été 2017 dans les années à venir et que la fonte de surface gagne également fréquemment la calotte glaciaire, notamment la calotte glaciaire Est (dont la fonte totale élèverait le niveau des océans de 54 mètres)…

Voir à ce propos :

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2017/01/chaleur-anormale-en-antarctique-fonte.html

Le réchauffement actuel prononcé de l’Antarctique, notamment côté Pacifique, est surement en partie dû à une phase positive d’oscillations naturelles de l’Océan Pacifique, mais les anomalies de températures notables enregistrées depuis plus d’un mois ainsi que la faible extension record de la banquise, ne peuvent être expliquées simplement par le jeu d’oscillations naturelles. Le réchauffement climatique commencerait-il à impacter à nouveau l’Antarctique, après une pause de son impact durant les années 2000 ?

Il faudra particulièrement surveiller cette zone du globe dans les années à venir, car la fonte et la débâcle de ses immenses glaciers peut entraîner une élévation du niveau des océans qui serait plus que catastrophique, or les études les plus récentes des glaciologues et climatologues travaillant au sein des bases scientifiques Antarctiques sont de plus en plus pessimistes quand à la sensibilité au réchauffement climatique de la calotte polaire Antarctique…

De plus, le GIEC n’a pas intégré une possible débâcle importante de l’inlandsis de l’Antarctique. Nous avons tout intérêt à prendre ce qui se passe en Antarctique très sérieusement et à stopper au plus vite nos activités responsables de la hausse de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère !

A ce propos lire cet article majeur sur les dernières recherches menées en Antarctique et sur ce qu’elles révèlent d’inquiétant pour notre futur :

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2017/02/points-de-basculement-atteints-en.html

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Carte géographique de l’Antarctique. Les stations de recherches figurent en rouge et marron. Les barrières de glace (extension des glaciers, flottants sur l’océan, à ne pas confondre avec la banquise (eau de mer gelée)) sont visibles sur la carte en blanc plus prononcé par rapport au continent Antarctique (beige). Source : http://le-lutin-savant.com/g-mers-oceans-geographie.html

Un excellent article (en Anglais) sur le record actuel d’extension de la banquise en Antarctique :

http://www.smh.com.au/environment/climate-change/antarctic-sea-ice-obliterates-previous-minimum-record-in-remarkable-reverse-20170227-gumt5r.html

D’autres articles ainsi que documentaires sur l’Antarctique :

https://docuclimat.com/documentaires-en-streaming-par-categories/documentaires-et-ressources-sur-lantarctique-pole-sud-et-les-glaciers/

Pour en savoir plus sur les dernières recherches parues sur l’Antarctique et observations (d’autres liens à la fin de l’article) :

https://global-climat.com/?s=antarctique

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/tag/antarctique/

https://docuclimat.com/documentaires-en-streaming-par-categories/articles-references-sur-le-blog/


Records en série dans le cercle Arctique, températures allant au delà de l’extrême et concentration et extension record de la banquise.
Evolution des Températures moyennes relevées en Arctique depuis 1958 Source : http://sites.uci.edu/zlabe/arctic-temperatures/

Pendant ce temps, la banquise Arctique continue également d’enchaîner les records de plus faible extension, malgré des températures revenues à la « normale » depuis le début du mois de Février (pour rappel, des masses d’air provenant des zones subtropicales sont régulièrement remontées dans le cercle Arctique à partir de Novembre, occasionnant régulièrement des anomalies de températures allant « au delà de l’extrême »* (jusqu’à +30-40°C d’anomalies relevées certaines journées à certains endroits de l’Arctique!)).

Extension de la banquise Arctique au 26 Février 2017 Source : http://sites.uci.edu/zlabe/arctic-sea-ice-extentconcentration/

L’épaisseur de la banquise est aussi à un niveau très faible, or des conditions météorologiques défavorables au printemps et notamment en été (a partir de Mars, la fonte de la banquise reprend jusqu’à un pic en Septembre) pourraient disperser plus facilement la glace et ainsi accélérer sa fonte, du fait de son volume historiquement faible !

Evolution du Volume de la banquise Arctique depuis 1979 Source :http://sites.uci.edu/zlabe/arctic-sea-ice-volumethickness/

Voir aussi l’excellent bilan de Février sur la banquise Arctique effectué ici :

http://neven1.typepad.com/blog/2017/02/piomas-february-2017.html#more

Un record de faible extension absolu de la banquise Arctique lors de l’été boréal 2017 est ainsi largement probable, ce qui serait redoutable pour la biodiversité Arctique et qui permettrait à l’océan Arctique de stocker davantage de chaleur par baisse de l’effet albédo, augmentant d’autant plus la fonte de la banquise, permettant donc à une plus grande surface de l’océan de stocker la chaleur provenant des rayons lumineux, etc… Une boucle de rétroaction positive, parmi tant d’autres dans le système climatique, qui peut amener à une accélération du réchauffement climatique.

Mais l’extension minimale de la banquise aux deux pôles est déjà inquiétante à ce niveau, puisque le soleil est actuellement présent aux deux pôles (de manière peu prononcé certes et les rayons lumineux y sont plutôt horizontaux donc occasionnant peu de forçage radiatif). Ainsi, la faible extension record des deux banquises fait que, rapporté à l’ensemble du globe, le rayonnement énergétique stockée par la Terre est plus important du fait de la forte baisse de l’effet albédo… Couplé à la hausse importante des taux de gaz à effet de serre depuis 2015 et à la probable apparition d’un el nino fin 2017, nous pouvons légitimement nous inquiéter sur une amplification, au moins temporaire, du réchauffement climatique !

Nous ne pouvons plus attendre pour agir, en seulement deux mois, le climat de notre planète nous a déjà montré en quoi le réchauffement climatique pouvait occasionner nombre de dégâts et nous emmener vers des boucles de rétroactions positives accélérant ses effets ! Je n’ai en outre pas parlé de la fonte accéléré du permafrost en Sibérie et au Canada depuis 2015, du fait d’anomalies de températures de plus en plus fortes (relâchant ainsi des quantités importantes de CO2 et de méthane), de la déforestation qui reprend un cycle de croissance inquiétant depuis quelques années (notamment avec l’essor de la filière bois-énergie et l’extension des zones cultivées), de l’érosion de plus en plus importante du taux de matière organique dans les sols (principal stock de CO2 sur terre après les océans), du réchauffement prononcé des océans et de la perte en oxygène (occasionnant une baisse de la population de phytoplancton et du potentiel des océans à stocker du CO2) et tant d’autres conséquences des activités humaines et de boucles de rétroaction positives enclenchées qui peuvent nous emmener tout droit vers un emballement du réchauffement climatique !

Lire aussi à ce propos : https://phys.org/news/2017-02-likelihood-dangerous-climate-thresholds.html#jCp

Nous avons en face de nous le plus grand défi de l’humanité : causer la sixième plus grande extinction du vivant et perturber gravement le climat pour quelques années de modernité en plus ou retrouver la simplicité, la solidarité et la réinsertion au sein de la nature pour un avenir commun préservé

Mais ne comptons surtout pas sur celles et ceux qui nous amené à cette situation (gouvernements et multinationales), et qui ont besoin du système économique qui la nourrit, pour corriger la situation. Comptons sur nos forces collectives, nos résistances et nos alternatives !

Yoann

https://docuclimat.com/

* Je n’ai pas mentionné la fonte de la calotte polaire au Groenland dont les dernières recherches et observations à ce propos sont encore plus inquiétantes que pour la calotte glaciaire Antarctique (en tout cas à court terme). Jack du blog le climatoblogue est en train de rédiger un article à ce propos que je relaierais lors de sa publication.

Deux blogs importants à suivre sur les recherches scientifiques et observations à propos du réchauffement climatique :

https://global-climat.com/

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/

Si vous avez twitter, vous pouvez aussi suivre Zack Labe et l’AMAEPF (Amicale des Missions Australes Et Polaires Françaises) sur leurs comptes respectifs pour en savoir plus sur les pôles et suivre leur actualité :

https://twitter.com/amaepf

https://twitter.com/ZLabe

Vous trouverez également des liens que j’ai référencé pour aller plus loin sur la connaissance de l’Arctique et de l’Antarctique ici :

https://docuclimat.com/liens-utiles-pour-suivre-la-meteo-et-le-climat/

Des documentaires pour mieux comprendre le réchauffement climatique, ce que nous faisons subir à la biodiversité, l’illusion et la dangerosité de la croissance économique, … ici :

https://docuclimat.com/documentaires-en-streaming-par-categories/

Rappel important sur la différence entre banquise, barrières de glace et glaciers :

Pour rappel, la banquise est de l’eau de mer gelée, évoluant de manière saisonnière, à ne pas confondre avec les barrières de glace ou plateformes glaciaires, extensions des immenses glaciers du continent Antarctique, composées d’eau douce et étant assez stables dans leur évolution (enfin, pas depuis quelques décennies sous l’effet du réchauffement climatique…).

Les barrières de glace se différencient d’ailleurs des glaciers par le fait qu’elles flottent sur l’océan et que leur fracturation en icebergs ne provoque pas directement l’élévation du niveau de la mer. Cependant les barrières de glace permettent de retenir le vêlage des glaciers, indirectement donc leur fracturation (voire disparition) provoque une élévation du niveau de la mer par accélération de la débâcle de la calotte polaire. Il faut aussi rappeler que l’apparition de courants de plus en plus chauds aux abords du continent Antarctique rogne par le dessous les glaciers reposant sur les zones du continent situées sous le niveau de la mer, ce qui participe aussi à l’élévation du niveau des océans, puisque cette masse de glace reposait auparavant sur le continent.

Note sur l’expérience du glaçon souvent utilisé par les climatosceptiques de manière biaisé :

Quand vous faites fondre un glaçon au dessus d’un verre d’eau plein, sa fonte fera déborder le verre, à l’inverse d’un glaçon déjà présent dont la fonte ne changera pas le volume d’eau du verre. La fracturation des plateformes glaciaires reposant déjà sur l’océan n’augmentera ainsi pas le niveau des océans, cependant la fonte des glaciers par le dessous (dû aux courants chauds) et le vêlage accéléré des glaciers ne reposant pas auparavant sur la mer, augmentera bel et bien le volume d’eau présent dans les océans !

Plus d’infos ici : http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/fonte-des-glaces.xml

Pour celles et ceux qui ne lisent pas l’anglais, voici un moyen simple d’obtenir une traduction sommaire mais compréhensible des articles scientifiques (conseil donné par Jack du blog le climatoblogue) :

Comment traduire un article via Google traduction

1 – Se rendre ici https://translate.google.ca/?hl=fr
2- Coller le lien de la page dans la boite de gauche
3- un lien vers la traduction apparaît dans celle de droite
4- cliquer sur le nouveau lien pour accéder à la traduction
5- Si on a besoin du lien pour un post. copier le lien dans la barre d’adresse et le coller dans le post

2 commentaires

  1. […] mouvement de transition se répand, mais pendant ce temps aucun indicateur n’a viré au vert, à l’inverse de nombreux indicateurs climatiques, écologiques et sociaux s’empirent. Nous avons déjà dépassé depuis longtemps les capacités de ce monde à résister à ce que […]

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