Amplification dangereuse du réchauffement climatique en cours ? Un début d’année 2017 exceptionnel et inquiétant…

2016 a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques (+0,99°C d’anomalie par rapport à la période 1951-1980, ou +1,2°C par rapport à la période 1850-1900 (période de référence pour les COPs), dépassant ainsi la prévision centrale des modèles du GIEC. Or l’année 2017 risque bien, contrairement à ce que prévoyaient les principales agences météorologiques et climatologiques en Décembre, de dépasser l’année 2016. De plus, quelques signaux peuvent nous faire penser que nous assistons au début d’une amplification dangereuse du réchauffement climatique…

Prévision centrale des modèles (scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5) en jaune ; température mondiale d'après NASA GISS (écart à la moyenne 1951-1980).
Prévision centrale des modèles (scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5) en jaune ; température mondiale d’après NASA GISS (écart à la moyenne 1951-1980). Source : https://global-climat.com/2017/02/08/lannee-2016-au-dessus-de-la-prevision-centrale-des-modeles-du-giec/

Graphique d’évolution de l’anomalie mondiale de température par rapport à 1880, tiré de l’excellent article du blog globalclimat :

L’année 2016 au-dessus de la prévision centrale des modèles du GIEC


L’année 2017 risque ainsi de nous créer d’autres mauvaises surprises, après les nombreuses catastrophes météorologiques et records de chaleur de l’année 2016:

Bilan des records nationaux de températures enregistrées en 2016
Source : http://www.geoclimat.org/2016/08/records-nationaux-de-temperature-en-2016.html

Une petite mise en situation climatique s’impose pour mieux comprendre les anomalies marquées de températures relevées depuis la fin de l’année 2015 (début d’un des plus puissants el nino relevés) et la situation climatique inédite que nous observons en Janvier et Février 2017.

De l’importance des phases la nina et el nino pour l’ensemble du climat mondial

Pour rappel, l’Océan Pacifique s’étend sur une surface de 166 241 700 km2, soit environ un tiers de la surface totale de la Terre, ce qui fait qu’il est d’un rôle clé pour l’ensemble du climat de la planète.

Nous sommes actuellement en train de sortir d’une période la nina. Un épisode la nina est une phase négative de l’ENSO, oscillation naturelle de l’Océan Pacifique, qui influence les anomalies de températures mondiales, en les faisant normalement redescendre par un stockage accru de la chaleur atmosphérique dans l’océan Pacifique.

Inversement, en période el nino (phase positive de l’oscillation), l’Océan Pacifique a tendance à ne plus stocker autant de chaleur et à en relâcher dans l’atmosphère, faisant ainsi grimper l’anomalie de température mondiale, tel qu’il a été observé durant l’hiver 2015-2016.

Circulation convective normale de Walker – Phase ENSO neutre
La diminution des alizés perturbe le cycle de Walker et laisse l’eau chaude se répandre plus à l’Est : c’est El Niño
Le renforcement des vents étire la zone couverte par la circulation de Walker et la renforce : c’est La Niña

 

 

 

 

 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/El_Ni%C3%B1o

Le mois de Février est généralement le mois où l’on observe l’effet positif le plus marqué sur la température mondiale d’un el nino (voir aussi le graphique plus bas dans l’article sur les années el nino et la nina). A l’inverse, l’effet négatif sur la température mondiale d’un épisode la nina s’observe généralement aussi durant cette période. Or l’anomalie de température mondiale s’est mise à remonter sérieusement depuis Janvier et d’autant plus en Février, comme si nous sortions d’un épisode el nino…

De plus, au cours de cette phase la nina, les anomalies de températures mondiales sont restées particulièrement élevées, au niveau de la moyenne des anomalies records relevées en 2015-2016 (avant et après le pic d’el nino), ce qui soulève aussi nombre d’interrogations…

Enfin, en ce mois de Février 2017, les anomalies se sont mis à remonter subitement et ce à des niveaux exceptionnels. Au vu des anomalies de températures prévues durant les 7 prochains jours, ce qui nous amène à la fin du mois, et au vu des températures mondiales déjà relevées, l’anomalie de température mondiale de Février se situerait aux alentours des +1,35°C par rapport à la période pré-industrielle, c’est à dire à un dixième de degré près de l’objectif à ne pas dépasser de +1,5°C pris lors de la COP21 (objectif pour la fin du siècle) !

Si les anomalies continuent ainsi à être aussi élevées durant les mois qui viennent, et notamment si la prévision d’un nouvel el nino (si faible soit-il) se confirme pour l’automne/hiver 2017 (cf NB à la fin de l’article), 2017 risque bel et bien de dépasser le précédent record de 2016. Seul d’autres oscillations marquées du climat et/ou une ou des éruptions volcaniques majeures pourraient contrarier un probable record.

Anomalie de température mondiale depuis Novembre 2016 par rapport à la période 1994-2013, selon le modèle d’analyse et de réanalyse des relevés météorologiques NCEP/NCAR (graphique pris à la date du 18 Février 2017) Source : https://moyhu.blogspot.fr/p/latest-ice-and-temperature-data.html#NCAR
Ecart à la moyenne 1951-1980.
Ecart à la moyenne 1951-1980. D’après les chiffres de la NASA. Source : https://global-climat.com/2017/02/16/tres-chaud-en-janvier-malgre-la-nina-annonce-la-nasa/
La phase négative d’oscillations naturelles de l’Océan Pacifique nous a jusqu’ici préservé d’une accélération du réchauffement climatique

Une partie de la réponse est à chercher au niveau des océans, et notamment de l’Océan Pacifique. En effet, les océans sont de puissants régulateurs du réchauffement climatique dû à nos émissions de gaz à effet de serre : si nous n’avions pas ces derniers comme tampon climatique, les gaz à effet de serre émis auraient déjà élevé la température atmosphérique moyenne sur Terre de +36°C !        N’oublions pas non plus que les océans sont le principal puits de C02 sur Terre, ce qui nous protège encore plus d’une élévation catastrophique des températures, mais qui cause une acidification des océans comparable à celle qui a prévalu lors des dernières grandes extinctions de la vie marine !

Les puissantes oscillations naturelles du Pacifique (L’IPO et la PDO) ont en outre permis, depuis le début des années 2000, de stocker une quantité supplémentaire, et non-négligeable, de chaleur excédentaire atmosphérique. L’IPO (Oscillation Interdécennale du Pacifique) et la PDO (Oscillation Décennale du Pacifique) étaient en phase négative durant les années 2000 (leurs phases négatives sont comparables, mais sur le long terme, à l’effet de la nina sur les températures mondiales atmosphériques, du fait d’un stockage accru de chaleur dans l’Océan Pacifique).

Contenu en chaleur de l'océan (pourcentage du total 1865-2015) d'après CMIP5. Source : Peter Gleckler/LLNL.
Evolution de la quantité de chaleur accumulée dans les océans par rapport à 1860. Notons que la moitié de la chaleur excédentaire relevée a été stockée en seulement 20 ans, depuis 1997 ! Source : https://global-climat.com/2017/02/08/lannee-2016-au-dessus-de-la-prevision-centrale-des-modeles-du-giec/

Cependant, ces oscillations naturelles sont rentrées en phase positive depuis 2014 pour la PDO et 2015 pour l’IPO. Or en phase positive de ces oscillations, et couplée à la formation de nombreux el nino successifs, l’Océan Pacifique risque de relarguer une partie importante de la chaleur qu’il avait stockée jusqu’ici et de ne plus en stocker aussi facilement…

Ce qui se déroule d’ailleurs probablement depuis 2016, expliquant pourquoi l’anomalie de température mondiale n’est pas redescendu à des niveaux « normaux » après la fin de l’épisode el nino en Avril 2016 et pourquoi les anomalies de températures mondiales en plein cœur de cet épisode ont été plus qu’exceptionnelles (en Février 2016, l’anomalie dépassait ainsi l’objectif de +1,5°C d’ici 2100 fixé lors de la COP21 !).

A ce propos, lire aussi :

Vers une accélération du réchauffement d’ici 2022

Une étude quantifie la contribution du Pacifique aux variations climatiques

Si la phase positive des oscillations naturelles du Pacifique, PDO et IPO, se confirment (leurs phases négative précédentes, depuis 1998, ont permis de « calmer » le réchauffement climatique : rythme d’environ +0,12°C de réchauffement/décennie), nous avons donc de quoi nous inquiéter pour la décennie à venir en terme d’accélération du réchauffement climatique. Les phases positives de ces cycles durant plus une décennie (pour la PDO) à près de deux décennies (pour l’IPO)… Les scientifiques étudiant de près ces cycles estiment, grâce à des modélisations effectuées dans des supercalculateurs, que le rythme du réchauffement climatique sera de +0,22°C par décennie durant cette phase positive actuelle, nous faisant ainsi dépasser les scénarios mêmes les plus pessimistes du GIEC sur la décennie à venir…

Il serait alors tentant de se dire, que ces phases positives ne feront que dépasser temporairement les modélisations du GIEC et des autres organismes tels que la NASA, NOAA, etc…. Dans une à deux décennies, la phase négative des ces cycles nous pourrait au contraire nous faire repasser sous la courbe des modélisations du GIEC et la tendance décrite n’en sera alors que perturbée temporairement.

Pourtant, tout indique à croire que ces oscillations naturelles commencent à être dépassées par d’autres facteurs, qui peuvent accélérer notablement le réchauffement climatique (bien que la phase positive participe en partie du déclenchement de ces facteurs, mais nous verrons cela plus tard). Ainsi, la phase positive de ces oscillations n’explique toujours pas la grande partie des anomalies exceptionnelles relevées durant l’année 2016, de même qu’en Janvier 2017 et surtout Février 2017 (pour rappel, une phase la nina, même faible comme relevée actuellement et dans le contexte d’IPO et de PDO positives, n’a jamais provoqué une telle augmentation de températures !).

Source : http://www.climatesignals.org/headlines/events/hottest-year-record-2016

Petit détour par l’Antarctique, la fonte de la calotte polaire pourrait bien s’accélérer !

Fait inquiétant au passage d’ailleurs, les phases positives de l’Océan Pacifique, couplé à des el nino majeurs, favorisent la survenue aux côtes de l’Antarctique Ouest de puissants courants chauds (dont la chaleur est d’ailleurs accrue par le réchauffement climatique) qui vont fragiliser d’autant plus les énormes glaciers de cette partie du continent (quasiment tous situées sur un socle continental situé sous le niveau de la mer et donc très sensibles à ces courants…).

Or, de nombreuses recherches montrent que les glaciers de l’Antarctique Ouest pourraient bel et bien commencer à fondre et à se fracturer massivement au cours de ce siècle (+7m d’élévation du niveau de la mer si tous les glaciers de l’ouest de l’Antarctique fondaient…), ce n’est donc pas la survenue possible de ces puissants courants chauds qui vont améliorer la situation critique en Antarctique !

Lire à ce propos :

L’extension de la glace de mer de l’Antarctique liée aux oscillations du Pacifique

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2017/02/points-de-basculement-atteints-en.html (Article que je vous recommande vivement de lire)

https://docuclimat.com/2017/01/25/lantarctique-fond-menace-notre-avenir-et-nous-regardons-si-la-croissance-se-porte-bien/

Pourquoi le risque est important d’une amplification forte du réchauffement climatique par le dépassement de seuils climatiques et d’enclenchement de boucles de rétroactions positives.

Ainsi, la survenue d’une IPO positive et d’une PDO positive ne peuvent expliquer totalement ce que nous observons d’inédit en ce début d’année 2017 en période la nina.

La libération d’une partie de l’exceptionnel contenu de chaleur excédentaire stocké par l’Océan pacifique et favorisé par la phase positive de ces cycles et par le fort el nino de 2015-2016 peut compléter la réponse à ces anomalies fortes observées. Mais comment expliquer alors les anomalies marquées relevées lors de l’épisode la nina dont nous sortons à peine, cet épisode ayant dû normalement freiner cette libération de chaleur océanique ?

Une autre partie de la réponse à ce début d’accélération du réchauffement climatique (à confirmer dans les mois et années qui viennent) est peut-être à chercher du côté des boucles de rétroactions positives.

En effet, ne pensez pas que l’évolution du climat est linéaire, le passé climatique de la Terre (étudié par les paléoclimatologues) a déjà montré que la Terre pouvait subitement changer d’état climatique. En plus des oscillations naturelles du climat, des seuils climatiques peuvent ainsi être dépassés sous l’effet d’un paramètre important dépassant le facteur des oscillations naturelles du climat (paramètres orbitaux de notre planète par rapport au soleil, dégagement massif de méthane, de CO2, etc…). Une fois ces seuils dépassés ou points de basculement, des facteurs amplificateurs ou réducteurs peuvent s’enclencher, or toute la communauté scientifique travaillant sur le sujet a évalué que ce sont principalement des boucles de rétroactions positives (c’est à dire amplificatrices) qui rentrent en action suite au relargage massif de gaz à effet de serre dans l’atmosphère

Exemples de boucles de rétroactions engagées suite à nos émissions de gaz à effet de serre Source : https://vafontaine.wordpress.com/2012/04/20/glace-de-mer-arctique-101/

Malheureusement, la puissance de ces boucles de rétroactions (ou feedbacks) positives est encore mal évalué ou même non prise en compte par le GIEC pour ses modélisations (soit car ces mécanismes ne sont pas encore assez évalués, soit parce que l’incertitude est trop grande). Or tel que la fonte de la banquise Arctique en été, qui a été sous-évalué par le GIEC, entraînant une baisse de l’effet albédo, et donc un plus fort stockage de chaleur en Arctique, et donc une plus forte fonte, etc… ces potentielles bombes climatiques ont pourtant tout intérêt à être prises en compte et communiquées, même si elles ne peuvent pas être rentrées dans leur totalité dans les modélisations !

Lire à ce propos :

http://www.cnrs.fr/publications/imagesdelaphysique/couv-PDF/IdP2005/05Letreut.pdf

https://www.france-science.org/Climat-les-rapports-du-GIEC.html

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/28/par-prudence-les-experts-du-giec-auraient-sous-estime-les-effets-du-rechauffement_3486406_3244.html

Le réchauffement observé en Arctique ces derniers mois, allant au delà de l’extrême (jusqu’à +30°C d’anomalie relevé en Arctique, c’est comme si nous relevions 40°C en plein mois de février par chez nous !), est d’ailleurs dû au déclenchement d’une nouvelle boucle de rétroaction positive, non prise en compte par le GIEC, et potentiellement dévastatrice pour la banquise dans les années qui viennent (mais aussi pour la calotte polaire Groenlandaise) :

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2017/01/science-en-direct-un-nouveau-feedback.html

De nombreux feedbacks amplificateurs sont ainsi déjà déclenchés et s’accélèrent : baisse de l’effet albédo dû à la fonte de la banquise, baisse de l’effet tampon des écosystèmes dû à leur destruction (déforestation, urbanisation, …) et leur stress climatique, érosion et minéralisation massive de la Matière Organique des sols (agriculture intensive), moindre stockage du C02 par les océans du fait de la diminution de la population du phytoplancton sous l’effet du réchauffement des océans et de la baisse en oxygène des ces derniers, etc…

Illustration d’une boucle de rétroaction positive déjà bien connu : la baisse de l’effet albédo suite à la fonte de la banquise Arctique en été. Source : http://leclimatoblogue.blogspot.fr/2015_08_01_archive.html

Toutes ces boucles de rétroactions positives, et je ne les ai pas toutes citées, sont aussi favorisés par l’ensemble de nos activités humaines inconséquentes sur la nature… Enfin, passé un certain seuil de réchauffement climatique, une autre bombe climatique pourrait se déclencher : la libération massive de méthane dû à la fonte du permafrost océanique et terrestre Arctique (phénomène déjà relevé dans le passé climatique de la Terre, bien qu’il nous faudrait pour cela dépasser un seuil très élevé de réchauffement climatique, ce qui n’arrivera pas si nous réduisons drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre)…

Pour plus d’infos sur ces feedbacks, je vous conseille fortement la lecture des articles du blog le climatoblogue :

http://leclimatoblogue.blogspot.fr/search?q=feedback

Ainsi que :

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/tipping-point-ce-moment-ou-le-climat-va-basculer_16438

Des points de basculement qui pourraient coûter cher

http://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/climatologie-climat-retroactions-question-cle-sensibilite-climatique-1436/

Ces boucles de rétroactions positives font peser une épée de Damoclès bien trop importante à l’avenir de la biodiversité sur Terre et à l’humanité, pour que nous les retirions des modèles à cause de l’incertitude qui y est lié, et ce d’autant plus que ces dernières années les recherches scientifiques abondent dans le sens d’une sensibilité climatique plus forte que prévue aux gaz à effets de serre et aux boucles de rétroactions positives (notamment grâce aux recherches sur les climats du passé de la Terre corrélé aux niveaux de gaz à effet de serre correspondant)…

Voir aussi à propos de la sensibilité climatique : https://global-climat.com/2016/03/16/de-nouvelles-preuves-de-la-sensibilite-climatique-au-co2/

Le rythme de concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère s’accélère, alors que nos émissions de CO2 stagnent depuis 3 ansDe même la hausse des températures aux pôles devient de plus en plus extrême allant bien au delà de ce qui était attendu par l’ensemble de la communauté scientifique… Nous observons bien une augmentation des conséquences des boucles de rétroactions climatiques et ce n’en est surement que le début…

En quoi les oscillations naturelles du Pacifique et la libération d’une partie de la chaleur stockée par les océans risquent de nous entraîner vers de dangereux points de basculement du climat 

La période à venir sera déjà des plus chaudes du fait de l’entrée en phase positive de l’IPO et de la PDO, effet qui se rajoutera à la tendance croissante au réchauffement climatique, mais comme nous l’avons vu précédemment, elles n’expliquent pas à elles seules les températures relevées depuis le début de l’année, de même que les températures extrêmes relevées en Arctique (à ce propos, depuis début Février, l’Arctique a cessé de « s’embraser », or les températures mondiales restent particulièrement élevées, l’amplification Arctique n’explique donc pas à elle seule ce qui se déroule d’inquiétant sous nos yeux…).

Les phases positives des oscillations du Pacifique vont ainsi entraîner une hausse majeure du réchauffement climatique dans la décennie qui vient, mais risquent aussi de libérer une quantité supplémentaire de chaleur, du fait de l’accumulation de chaleur impressionnante dans les océans depuis 1998. Des points de basculement majeurs pourraient être franchis du fait de cette hausse sensible du réchauffement climatique. Des seuils dépassés sur lesquels nous n’aurons que peu de prise, et qui enclencheront de dangereuses boucles de rétroactions positives, à moins de stopper dès maintenant nos émissions de gaz à effet de serre…

Optimisme ou pessimisme en matière de climat ? Les faits sont là pour nous montrer que le premier choix n’est pas une option, mais une nécessité

En matière de climat, le pessimisme est de mise. Nous ne pouvons jouer avec un climat qui nous a permis de nous développer en tant qu’espèce et qui risque bien de nous achever si nous continuons à le modifier. Et que faisons-nous des millions d’espèces animales et végétales qui ne pourront s’adapter à un réchauffement climatique inédit dans l’histoire de l’évolution (en terme de rapidité et de par son ampleur, le réchauffement climatique actuel est comparable à ceux qui ont prévalu lors d’événements catastrophiques responsables de grandes extinctions!)? Sans compter que nous détruisons les maigres chances d’adaptation du vivant, mais aussi les nôtres, en détruisant les écosystèmes de notre planète !

Nous n’avons aucun intérêt à être optimiste sur notre capacité à nous adapter ou à changer par la marge notre système économique, pour contrer le réchauffement climatique et la disparition de la vie sur Terre :

http://e-rse.net/pessimiste-optimiste-changement-climatique-rechauffement-23724/

http://partage-le.com/2016/07/loptimisme-et-lapocalypse-par-sebastien-carew-reid/

http://partage-le.com/2016/12/reflexions-sur-notre-situation-ecologique-planetaire-en-cette-fin-dannee-2016-debut-2017/

Seul des mobilisations collectives fortes et la création et redécouverte d’alternatives au système économique actuel pourront nous permettre de sortir de cette situation climatique à haut risque.

Mobilisation forte prochaine à la hauteur des enjeux pour notre futur ?

La COP23 aura lieu à Bonn (Allemagne du 6 au 17 Novembre 2017.

Resterons nous assis bien sagement à attendre que gouvernements et multinationales arrangent à leur petite sauce des politiques susceptibles de ne pas entraver le modèle économique qui nous mène au bord du gouffre ?…

Yoann

https://docuclimat.com/

Merci à Jack du blog le climatoblogue pour sa relecture attentive de l’article et aux membres du forum Infoclimat (dont certains ne seront pas en accord avec l’article 😉 pour leurs contributions involontaires mais précieuses. Sans oublier de vous recommander vivement le blog global climat de Johan Lorck qui est selon moi une référence pour mieux comprendre et suivre les études sur le réchauffement climatique.

N.B : Un futur el nino a de fortes probabilités de se manifester pour la fin de l’année 2017. Or au vu des températures relevées au cours de la nina 2016-2017, il est fort à parier que les températures vont s’envoler à nouveau vers des niveaux records et inquiétants si la prévision se confirme  :

C4zkGoTWIAAP_nz.jpg
Prévisions du modèle météorologique Européen de le l’évolution de l’ENSO, à la date du 1er Février 2017

Voir aussi les prévisions de l’institut Américain NOAA :

http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf

Autre N.B : Pour celles et ceux qui croient encore que le réchauffement climatique est causé par une activité solaire plus prononcé, malgré les relevés montrant que l’activité solaire est au contraire plus que faible et déclinante depuis une décennie, voici cet excellent graphique :

28961_irradiance_solaire.png
Source : https://www.skepticalscience.com/solar-activity-sunspots-global-warming.htm

Ce qui est frappant, c’est que le réchauffement climatique est particulièrement marqué depuis 2015 tandis que l’activité solaire est en train d’atteindre un période de très faible activité… N’imaginons pas ce cela aurait été si le soleil se situait actuellement dans une phase particulièrement active, bien que l’irradiation solaire ne participe au maximum qu’à des variations de température mondiale d’un à deux dixièmes de degré.

Pour rappel aussi, le GIEC n’est pas une organisation scientifique, il s’agit d’un organisme composé d’experts scientifiques chargé de collecter, synthétiser et vérifier les milliers d’études scientifiques liées au climat pour en faire un résumé pour l’ensemble de la communauté internationale. Les milliers d’études scientifiques dont il s’inspire pour ses modélisations et évaluations ne sont donc pas écrites par le GIEC, ces études étant elles-mêmes vérifiés par des pairs avant publication dans des revues scientifiques tels que Nature. Or parmi ces milliers d’études scientifiques, plus aucune étude climatosceptique n’est aujourd’hui validée scientifiquement !

Résultat de recherche d'images pour "étude scientifique climatosceptique"
Traduction : Durant l’année 2013 et 2014, seulement 4 études scientifiques, relues et validées par des pairs, sur 69 406 études, rejettent l’implication de l’homme dans le réchauffement climatique. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique

Les très rares études scientifiques climatosceptiques sont d’ailleurs grassement rémunérés par l’industrie des énergies fossiles afin de semer le doute et de pousser à l’inaction contre ces dernières !

Lire aussi à ce propos :

http://www.slate.fr/lien/37119/etude-climatosceptique-exxonmobil-climat

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2016/12/28/pourquoi-certains-nient-les-resultats-de-la-science/

https://docuclimat.com/2016/12/28/videos-sur-les-climato-sceptiques-ou-a-qui-profite-le-doute-sur-le-rechauffement-climatique/

Pour en savoir plus sur le réchauffement climatique actuel :

https://docuclimat.com/documentaires-en-streaming-par-categories/

https://docuclimat.com/liens-utiles-pour-suivre-la-meteo-et-le-climat/

10 commentaires

  1. Salut,
    Félicitation pour votre article ! Il mériterait d’être publié en première page d’un journal local et cela dans tous les pays du monde pour que l’opinion publique réalise enfin clairement ce qui arrivera prochainement à notre climat si rien ne change dans notre façon de vivre.

    Oui, un second El Nino, qui lui pourrait arriver en fin d’année 2017, pourrait faire craindre un autre record mondial consécutif de la température terrestre.

    J’ai lu dernièrement que le transport, qui inclus le transport automobile et l’aviation, représentait 15% des émissions de gaz à effet de serre.

    Et que l’élevage industriel (bétail, porc, volaille) et la déforestation correspondante pour les pâturages représentaient également environ 15 % des émissions de gaz à effet de serre.

    Ce qui fait un total de 30%.

    Il existe d’autres sources d’émission de gaz à effet de serre, tels que les marécages, les lacs, les décharges publics, la culture du riz, les émissions de méthane du permafrost et des océans, les émissions de méthane des hydrates de méthane des fonds océaniques, le dégazage de méthane des puits de gaz et de pétrole de schiste, le relargage du CO2 des océans. J’imagine que tout cela représente 70% au total. Est-ce que je me trompe ?

    Est-ce que toutes ces sources individuelles là ont été quantifié en pourcentage précis ??? Cela pourrait permettre à vos lecteurs de mieux comprendre l’importance relative de chaque source d’émissions de gaz à effet de serre.

    Merci

    Aimé par 1 personne

  2. Salut Yoann,
    Votre article suggérant qu’un nouvel El Nino serait en cours de formation me laisse croire que la situation climatique va de pire en pire.

    Je ne sais pas si vous connaissez le professeur canadien Dr Louis Fortier de l’Université Laval au Québec. Ce biologiste de formation fait des travaux de recherche sur les changements climatiques dans l’Arctique canadien. Parfois on l’entend dans les médias au Québec et on le voit dans certains documentaires traitant des changements climatiques. Il mentionne à chaque occasion qu’il est très pessimiste face à la situation actuelle. En octobre 2015, il m’a répondu ceci suite à un courriel que je lui avait fait parvenir à son adresse de courriel personnel Louis.Fortier@bio.ulaval.ca: « Pour ma part, je suis TRÈS pessimiste quant à l¹évolution des choses non seulement pour ce qui est du réchauffement climatique mais pour l¹empreinte générale de notre espèce sur ce globe. »

    Si lui est autant pessimiste quant à l’avancée du réchauffement climatique, il m’apparait normal que je le sois également, tout comme toi qui fait un blog sur le sujet.

    Comme on le sais, le rôle des gouvernements partout sur Terre est de favoriser la croissance économique ou la croissance du produit intérieur brut (PIB) afin de soutenir la qualité de vie des citoyens, soit d’avoir des soins de santé et d’éducation gratuit, etc. Mais les changements climatiques sont trop rapides pour que la nature et l’humain puisse vraiment s’y adapter, ce qui cause un problème majeur d’autant plus que les gouvernements ne veulent pas que le PIB décline car cela provoquerait des révoltes sociales et des émeutes, voire la guerre civile. Alors, que faire ???

    Comme tu le sais, les catastrophes dites « naturelles » se succèdent partout dans le monde comme on peut le voir sur ce site http://fr.euronews.com/tag/inondations ou bien sur celui-ci https://www.catnat.net/

    Comme tu le sais sans doute aussi la population mondiale est devenue une source majeure de préoccupation pour beaucoup de personnes. Nous sommes presque 7.5 milliards de personnes qui vivons sur Terre http://www.worldometers.info/fr/population-mondiale/. Ce qui engendre une surexploitation des ressources de la planète, notamment des combustibles fossiles. Avec autant de monde sur Terre il n’est pas étonnant que le climat se dérègle sévèrement.

    N’ayant pas eu de guerres mondiales depuis la fin de 1945, la population mondiale a pu grimper en flèche et elle continue de s’accroitre. Il faut se rappeler qu’en 1950, la population mondiale n’était que de 2.5 milliards d’humains. Elle pourrait atteindre les 9 ou 10 milliards d’ici 2050. La seule chose qui pourrait contrecarrer cette expansion massive ce sont de sévères famines dans le monde résultant de la destruction des cultures maraîchères et céréalières causés par la sécheresse ou des inondations causés par les dérèglements climatiques. Ou bien par l’émergence d’une nouvelle guerre mondiale, cette fois-ci nucléaire, ce qui n’est pas exclut comme tenu des vives tensions géopolitiques qui règnent dans le monde actuellement.

    Si les dérèglements climatiques s’accentuent, la population mondiale sera éventuellement en déclin, selon moi. Les populations végétales et animales quant à elle seront également en fort déclin. Jusqu’où ces baisses iront, cela est imprévisible, peut-être jusqu’à des extinctions de masse pures et simples incluant aussi l’Homme.

    J'aime

    • Bonjour Jacko, effectivement les signaux climatiques sont plutôt au rouge en ce moment et les dernières recherches scientifiques menées aux pôles et recherches paléoclimatiques indiquent une sensibilité bien plus grande des calottes polaires, glaciers et du climat à nos émissions de gaz à effet de serre…

      Malheureusement en climatologie, les scientifiques attendent au minimum une période de dix ans avant d’en tirer des conclusions sur une nouvelle tendance (ce qui d’un point de vue scientifique est tout à fait normal) mais au vu des indicateurs climatiques depuis 2015 et des dernières recherches effectuées, je me dis personnellement que nous ne pouvons pas attendre dix ans ou plus avant de réagir, d’autant plus que nous savons que les risques d’un emballement climatique sont présents (même si la majorité des modélisations, effectuées avant la parution de ces dernières recherches, évaluent le risque de dépassement de seuils et d’entrainement important de boucles de rétroaction positives aux alentours de 2050 si nous continuons ainsi nos émissions de gaz à effet de serre). En matière de climat, et plus que dans tout autre domaine (à part en terme d’extinction du vivant) le principe de précaution est de mise !

      Sur la question de la démographie, sujet sensible et très complexe, je nuancerais tes propos. En effet, il faut savoir que si nous vivions par exemple comme des peuples pratiquant une agriculture naturelle ou vivant grâce à des jardins-forêts (cf l’excellent livre « Agriculteurs à l’ombre des forêts du monde que j’ai sélectionné dans la page « Bibliographie indispensable ») ce problème de démographie ne serait plus aussi épineux. En vérité, une minorité d’habitant-e-s sur Terre est à l’origine du désastre écologique et climatique actuel, c’est à dire les pays occidentaux et notamment notre croissance économique exponentiel (après seul une minorité au sein des pays occidentaux en profite réellement et est à l’origine de la plus grosse empreinte climatique et écologique).
      Malheureusement nombre des pays du sud se mettent à copier ce modèle de civilisation, ce qui va effectivement poser des problèmes, mais la démographie n’en est pas à l’origine elle en est un catalyseur potentiel…
      Après il ne faut pas oublier non plus que l’explosion démographique du 21ème siècle est dû à l’extraction des énergies fossiles (moteur essentiel d’ailleurs de la croissance exponentielle). Que se passera-t-il lors de la pénurie de ces énergies ?… Mais nous devons de toute manière nous en passer avant car nous allons sinon à la catastrophe totale ! Croire que nous arriverons par contre à les remplacer est d’une illusion totale…
      Je ne vais pas tout développer tout ici, mais le monde est bien complexe et demande de s’informer énormément, d’autant plus que beaucoup de facteurs interagissent entre eux. C’est surement pour cela que les théories complotistes sont en vogue… face à ce monde qui va de plus en mal et que nous parvenons de moins en moins à comprendre, qui nous fait de plus en plus peur, il est plus simple de se réfugier dans des théories simplificatrices…

      A ce propos, je le retrouve d’ailleurs dans mon métier de paysan bio, puisque nombre de gens aujourd’hui s’enthousiasment pour des pratiques soi-disant miracles, en oubliant complètement une analyse énergétique, agronomique, social, écologique, etc..; de l’ensemble ainsi que des interactions et de l’évolution de ces différents paramètres… La permaculture est à ce propos quelque chose de vraiment intéressant mais beaucoup de gens la réduisent à des pratiques miracles sans tenter de comprendre sa complexité intrinsèque… Ce qui est le plus drôle c’est que l’on oublie que la permaculture s’est inspiré en grande partie de modèles agricoles de peuples premiers pratiquant une agriculture forestière depuis parfois des millénaires, avec une résilience impressionnante de ces écosystèmes et une grande fertilité et biodiversité.

      La résilience est d’ailleurs un principe que l’on pourrait appliquer au climat. En effet en écologie, il faut savoir qu’un écosystème est capable de résister de manière incroyable à de grandes perturbations, notamment si la biodiversité y est forte et si les interactions au sein de cette dernière y sont importantes. Cependant, comme en matière de climat, l’écosystème peut d’un seul coup s’effondrer à force de perturbations importantes, tandis que nous pensions que l’écosystème se portait finalement plutôt bien… La nature ne connait pas de tendance linéaire, tout du moins pas lorsque des effets de seuils sont dépassés.

      C’est pourquoi nous devons changer radicalement notre manière de penser notre environnement, c’est une clé pour assurer notre futur et celui d’une grande partie du vivant !

      J'aime

  3. Bonjour,

    Bravo pour votre blog et vos articles, ça doit prendre du temps pour compiler et synthétiser toutes ces informations. Une petite remarque cependant, je pense que vous en êtes conscient mais ce n’est évidemment pas sur une ou quelques années que l’on saura si nous sommes entrés dans une phase d’accélération de la hausse des températures (par rapport aux observations, statistiquement parlant). De la même manière que le pseudo « hiatus » qui a tant fait parler de lui n’était pas une preuve d’un ralentissement du RC.

    Je pense qu’il faut éviter les deux travers et ne pas se perdre dans le bruit qui est tout à fait normal dans un tel système, et plutôt se concentrer sur la hausse générale (lissée du bruit si vous voulez). De cette manière on peut tirer des propos bien plus solides, alors que si vous restez noyé dans le bruit vous allez subir un ascenseur émotionnel ingérable (tantôt un pic haut, tantôt un pic froid autour de la tendance).

    Sur les tendances depuis 1880 que donne le GISS, il est courant de tracer une tendance linéaire. Mais on voit aussi que les données peuvent être tracées selon une parabole (ça s’accélère au fil du temps). C’est ce qui est attendu et la tendance linéaire risque donc de coller de moins en moins bien sur des intervalles larges. A mon avis, c’est plutôt sur cette tendance solide que vous devriez insister, plus que sur une ou deux années très chaudes.

    Bonne continuation à vous et à votre blog!

    Aimé par 1 personne

    • Merci Damian pour votre retour ! J’ai en partie répondu à votre commentaire ci-dessus (en réponse à Jacko) 😉
      Je comprends complètement votre point de vue et effectivement en matière d’analyse du climat, le recul est nécessaire mais cependant les dernières avancées à ce sujet et les indicateurs climatiques actuelles peuvent nous inciter à prendre aussi du recul par rapport aux modélisations du GIEC et d’autres organismes.
      Je l’ai en partie expliqué dans mon article, mais je rajouterais aussi que nombre de ces modélisations ont été en grande partie effectuées avant les dernières recherches et ce que nous observons actuellement.

      Cela me fait penser à cet excellent article à propos d’une méta-étude sur l’espérance de vie attendue en 2030, selon cette étude l’espérance de vie continuerait fortement à augmenter dans les pays « développés » :

      http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/02/22/en-2030-l-esperance-de-vie-atteindra-90-ans-ou-pas_5083317_1650684.html

      Quand j’ai lu cet article et notamment ce paragraphe : « Mais c’est l’ensemble du modèle que M. Olshansky dénonce : « On parle ici d’un phénomène biologique. Or, les auteurs oublient complètement les observations sur l’état sanitaire des cohortes, qui portent en elles la mortalité à venir. »
      L’universitaire américain appuie : « C’est comme conduire une voiture en regardant juste dans les rétroviseurs, et se sentir beaucoup plus confiant parce qu’on a plein de rétroviseurs au lieu d’un seul. Ils vont très rapidement tomber de la falaise. Les autorités américaines ont commis la même erreur il y a quinze ans, comme elles se sont trompées sur la mortalité par le diabète en ignorant l’épidémie d’obésité qui était sous leur nez. »

      J’ai tout de suite pensé à notre manière de lire les modèles en matière de climat, d’écologie ou autre phénomène naturel, tandis que les recherches et observations abondent toutes à une sensibilité climatique et écologique bien plus forte que prévue initialement…

      Après j’espère me tromper… mais en matière de climat et d’écologie tandis que les modèles « optimistes » sont déjà plus qu’inquiétants, la réponse actuelle n’est tout simplement pas à la hauteur du risque énorme pour notre futur qui pointe à l’horizon proche…

      Je ne comprends tout simplement comment d’ailleurs nous ne soyons déjà pas plus choqués que notre planète entre dans sa sixième grande extinction du vivant et que le climat se réchauffe actuellement à un rythme 170 fois plus rapide que lors de processus naturels… Enfin si pas mal de choses l’expliquent quand même (notamment en terme de dissociation cognitive…) mais cela ne m’empêche pas de ne pas entendre que c’est possible d’être aussi peu réactifs…

      J’espère que nous nous mobiliserons enfin à la hauteur des enjeux pour notre futur.

      P.S : j’ai bien pris en compte cependant vos remarques et vous avez surement raison, il faut que j’évite de trop m’attarder à des phénomènes à court terme pour ensuite en faire des projections, même si mon inquiétude forte me pousse peut-être effectivement à le faire 🙂

      J'aime

      • Bonsoir,

        je me doute bien de cela. Malheureusement, en pratique nous ne saurons si nous sommes entrés dans une accélération qu’après y avoir mis les pieds un moment (le temps que cela devienne significatif sur le papier). Ne pas oublier que l’expérience que nous faisons grandeur nature depuis plus d’un siècle nous la vivons en même temps. Normalement en sciences, on attend que l’expérience soit finie pour étudier et conclure, cela pose donc des problèmes de ce type.

        Bonne soirée
        @+

        J'aime

  4. Bonjour, Par rapport à votre réponse du 23 février 2017 à 13 h 06 min faite à Damian …mais avant cela un grand Merci et Bravo à votre blog. Une belle qualité qui demande passion, motivation, une justesse de ton, de la précision et à la fois cela reste très digeste pour un non-spécialiste.

    Concernant votre commentaire à Damian, cela s’appelle simplement le déni, le refus de faire face, le souci de son confort que l’on ne souhaite pas remettre en cause, bref le ronronnement de nos vies (parfois stressant certes, mais cela reste du même ordre, le refus de changer, de se remettre en cause).

    L’humanité, la planète, va vivre une période difficile … mais comme toujours, c’est bien plus comment on vit les choses qui est important que les événements eux-mêmes. Pour une même situation, certains se suicident, d’autres prennent une cuite et changent complètement de chemin de vie le lendemain.

    Si demain, tous vos biens sont détruits, et tout le pays sous un déluge climatique, les autorités dépassées, … vous faites quoi ? Plutôt comment êtes-vous ? « That’s the question ».

    Sans épreuves aucune possibilité d’évoluer. Pour ma part, ce que je peux dire, ce sont les épreuves, parfois à la limite de la vie et de la mort, qui ont servi de révélateurs de trésors intérieurs enfouis, auxquels je n’aurais pu accéder dans une vie juste tournée vers le train-train quotidien.

    Evidemment nous serons (de toute manière un jour ou l’autre) confronté à la mort, la peur de la mort. Le fait d’être totalement démunie ou bien serein, dépend de vous seul. Alors ? ou est la solution ?

    Elle est en vous. La connaissance de Soi (je ne parle de votre identité figurant sur votre CV) seule pourra aider.

    Tant que « vous êtes » ce que vous croyez être (et c’est bien une croyance), ca sera l’apocalypse.

    Quand vous vous connaîtrez vous-mêmes, le changement climatique et ses conséquences, ce sera juste un changement, point barre.

    « Connais-toi toi même » est la solution au changement climatique.

    Je vous adresse tous mes voeux de bonheur …quoiqu’il arrive.

    J'aime

  5. […] Prévisions d’un nouvel el nino selon le modèle de référence CFS (la zone 3.4 du pacifique est la zone clé pour déterminer la phase positive (el nino), neutre ou négative (la nina) de l’ENSO Source : https://robertscribbler.com/2017/02/28/with-new-el-nino-predicted-3rd-hottest-january-on-record-may-be-cool-mark-for-2017/ Une sécheresse majeure est aussi en train de menacer la vie de millions de personnes en Afrique de l’Est… Nous n’avons pas fini d’observer les conséquences tragiques du réchauffement climatique (ce dernier augmente, au fur et à mesure de son accroissement, l’amplitude des catastrophes naturelles, notamment sécheresses et inondations, un véritable désastre pour l’agriculture, besoin vital de la majeure partie de l’humanité; il faut malheureusement le rappeler dans nos sociétés occidentales complètement, mais artificiellement, détachées de la nature…). La biodiversité, déjà bien impacté par les activités humaines, est aussi de plus en plus menacée par l’amplification de l’impact du réchauffement climatique, que ce soit pour les forêts de ce monde à cause d’épisodes de sécheresse de plus en plus marquées et des feux de forêts majeurs devenus récurrents ou que ce soit par la rapidité inédite du réchauffement climatique actuel (170 fois plus rapide qu’un réchauffement naturel du climat!) qui empêche nombre d’espèces animales et végétales de pouvoir s’adapter à temps aux changements des climats locaux. Et ceci n’est pas la liste exhaustive de toutes les conséquences du réchauffement climatique sur la faune et la flore et sur l’humanité… Tellement de nouvelles climatiques inquiétantes qu’il serait impossible de les traiter en un seul article, ou alors en les résumant bien trop brièvement pour bien les comprendre. Dans cet article je m’attarderais notamment sur les dernières nouvelles provenant de l’Antarctique mais aussi de l’Arctique (bien que plus rapidement puisque ce qui se déroule en Arctique est bien plus connu), ces régions du globe étant les principaux révélateurs du réchauffement climatique en cours, et parmi les premières à être les plus fortement impactées par ses conséquences… Voir aussi aussi à ce propos l’article que j’avais écrit il y a peu de temps : https://docuclimat.com/2017/02/21/amplification-dangereuse-du-rechauffement-climatique-en-cours-un-d… […]

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s